DÉCLARATION DES FEMMES DE LA CPA
SUR LA SITUATION NATIONALE
Les femmes de la CPA se sont réunies le mardi 25 avril 2006, à 16 h, à la Maison du Parti Socialiste pour examiner la situation politique, économique et sociale du pays.
Après de riches débats et considérant :
Les problèmes relevés dans le déroulement du processus électoral tels que :
- Le couplage des élections et le non respect du calendrier électoral.
- Les difficultés rencontrées par la CENA par rapport aux tâches qui lui sont dévolues.
- Le sabotage des inscriptions surtout dans les zones rurales.
- Les louvoiements du pouvoir par rapport aux inscriptions sur les listes électorales.
- La distribution anarchique des cartes d’identité et d’électeurs.
- Les fraudes commises lors des audiences foraines en vue des inscriptions sur les listes électorales (possibilités d’inscriptions multiples de militants du PDS ainsi que de nombreux étrangers vivant au Sénégal).
- L’instrumentalisation des Institutions de la République notamment la DIC devenue une police politique (DIP : Division des Investigations Politiques).
- La substitution des Ministères aux structures du PDS. Ex. : notre Premier Ministre qui, au lieu de se pencher sérieusement sur les dossiers brûlants de l’Etat, passe tout son temps, accompagné de ses ministres, à s’occuper de renouvellements des structures du PDS avec les moyens de l’état.
- L’accaparement de notre Télévision Nationale devenue un instrument de propagande et de campagne permanente du PDS.
- Le réchauffement du climat social marqué par des interpellations et arrestations de leaders politiques pour délit d’opinion.
- Le bâillonnement des libertés individuelles et d’expression (interpellations de journalistes).
- Le sabordage de l’économie nationale à travers des sociétés industrielles jadis prospères : les ICS, la SENELEC, la SONACOS, la SAR, la SOCAS, etc.
- La détresse du monde rural où la famine s’est déjà installée.
- La paupérisation de la majorité des familles par une augmentation anarchique des prix des denrées de première nécessité.
- Les tentatives très dangereuses de division des confréries et des communautés religieuses (problèmes que le Sénégal n’a jamais connus).
- Les multiples grèves des travailleurs de nombreux secteurs, des étudiants et élèves.
Face à cette situation dramatique qui risque de mener le pays à la dérive et au chaos, les femmes de la CPA interpellent le Président de la République pour le mettre face à ses responsabilités ; Président de tous les sénégalais à qui revient l’obligation d’installer un État de droit, de répondre efficacement à la demande sociale et de veiller au renforcement de la démocratie.
En conséquence, les femmes de la CPA appellent tous les patriotes de ce pays à la mobilisation et à la vigilance pour barrer la route à l’arbitraire et sauver le Sénégal en danger, en participant de manière active au plan d’actions qu’elles entendent dérouler à partir du vendredi 05 mai 2006 si aucune action concrète n’est prise d’ici là.
Fait à Dakar, le 25 avril 2006