HISTORIQUE

 I – Constitution

La Ligue Démocratique (LD) est née en septembre 1974, à la suite d’une scission intervenue en 1972 lors du Congrès du Parti Africain pour l’Indépendance (PAI / Sénégal), fondé en septembre 1957.

A la faveur du multipartisme intégral, elle devient Ligue Démocratique / Mouvement pour le Parti du Travail (LD/MPT) le 31 mai 1981, date de sa légalisation.

II- Etapes historiques

L’historique de la LD/MPT peut se résumer en six (6) périodes :

II.1 – De la non reconnaissance à la légalisation (1974 – 1981)

La Ligue Démocratique (LD) se présente comme un groupe constitué par un noyau d’intellectuels ayant accumulé une expérience commune de lutte politique. La LD mènera sept (7) années, environ, d’intenses activités dans les syndicats et les organisations de masse de la jeunesse et des étudiants.

Des militants de la LD joueront un rôle dirigeant dans le mouvement syndical, en particulier les syndicats d’enseignants et les organisations de jeunesse et d’Etudiants. Un important travail est ainsi réalisé par le parti avant sa légalisation, le 31 mai 1981 avec la dénomination : LD/MPT.

II.2 – La période de l’affirmation de l’option de la conquête démocratique du pouvoir politique (1981 –1991) / De la légalisation au congrès de "réorientation"

Au regard des mutations importantes intervenues sur la scène politique nationale et internationale, l’option de conquête démocratique du pouvoir est perçue comme irréversible, avec le recours aux élections, comme seul moyen pour la conquête du pouvoir politique.

Au cours de cette période, la LD/MPT s'emploie à bâtir un Parti à large base de masse, par l’organisation, l’éducation, la formation politique et idéologique.

Les actions marquantes dans ce sens sont :

L'ouverture de la Permanence Nationale à Dakar et de Permanences de sections à l’intérieur du pays  ;

La création de la Troupe Nationale "Jallarbi", pour transmettre par la culture (la musique, la chanson patriotique et le théatre), les messages du Parti ;

Le lancement du journal "Vérité", puis" Fagaru" (vigilance), organe central du parti et publication de journaux locaux à Saint-Louis,Kaolack , Bignona, Mbour, France, etc …

La mise en place des "Editions Jallarbi", pour encourager la création artistique et littéraire et impulser le travail d’élaboration de dossiers d’études et d’analyses (de la crise en Casamance, rébellion dans le Sud du pays) actes de colloques et séminaires de formation, Géopolitique africaine (prévention, gestion et résolution des conflits…) la vie internationale (paix et désarmement …) ;

L'ouverture de l’Ecole du Parti (2 modules : pour adhérents et militants) pour l’éducation politique et idéologique des militants.

La Création entre 1982 et 1983, du Mouvement Démocratique des Femmes (MDF) et du Mouvement Démocratique des Jeunes (MDJ), qui disposent de relations nationales, régionales, et internationales dans leurs domaines respectifs d’activités.

Il en est de même de la création de la branche estudiantine (collèges, lycées, instituts supérieurs et universités) aujourd’hui dénommé, "Mouvement des Elèves et Etudiants Jallarbistes" (MEEJ). Un bourgeon de Mouvement des Pionniers (12 – 16 ans) est aussi à l’actif du parti. Il existe également une structure dénommée Coordination des Cadres (CdC) de la LD/MPT, qui regroupe des experts de différentes spécialisations dans tous les domaines d’activités : politique, économie, science, technologie, et culture .

_________________________________________________________________________

II.3 – Le temps des mutations accélérées et la nécessité d’adaptation (1991 – 1993)

Suite à l’évolution du contexte social et politique national, et aux transformations du climat international, la LD/MPT opte pour l’adaptation sans pour autant perdre son âme. Elle restera une force politique porteuse de progrès social.

La Conférence Nationale du parti est érigée en Congrès Extraordinaire des 03 et 04 août 1991. Le Congrès décide d’élargir les valeurs référentielles de son orientation politique et d'assouplir son mode de fonctionnement.

Les Elections Présidentielle et Législatives de février et mai 1993 confèrent au parti une bonne position sur l’échiquier politique national. Il présente la candidature du Secrétaire Général, le Professeur Abdoulaye BATHILY, classé quatrième (4 éme ) sur huit (8) candidats dans un contexte dominé par la bipolarisation entre Parti Socialiste (PS) de Abdou DIOUF et le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) de Abdoulaye WADE.

La LD/MPT fait son entrée à l’Assemblée Nationale avec trois (3) sièges de Députés.

A la formation du Gouvernement en juin 1993, le Parti acquiert une nouvelle expérience de la gestion des affaires publiques au sommet de l’Etat en occupant deux (2) portefeuilles ministériels : le Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature et le Ministère Délégué chargé de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales.

II.4 – L’expérience de gestion des affaires publiques et la consolidation des acquis organisationnels (1993 – 1998)

Le Parti donne, aux yeux du peuple et à l’opinion internationale, la pleine mesure de ses aptitudes qui fondent un style de gouvernance: « Gérer Autrement et Mieux ».

Aux élections municipales rurales et régionales de 1996, le Parti compte pour la première fois de son histoire plus de trois cents (300) élus locaux sur l’étendue du territoire national.

Lors des élections législatives de mai 1998, il conserve les acquis, garde sa représentation au Parlement (Assemblée Nationale) et élargit considérablement sa base politique en milieu rural, avant de quitter volontairement le gouvernement de majorité Présidentielle élargie (GMPE) après les législatives de mai 1998. Il continuera le travail d’édification du parti (instrument de transformation sociale) et la préparation de l’avènement de l’Alternance politique dans le pays.

II.5 La LD/MPT : acteur politique majeur de l’alternance et parti de gouvernement (2000– 2003)

 Sur proposition du Comité Central des 12 et 13 décembre 1998, le 5ème congrès propose et obtient la mise en place de la Coalition Alternance – 2000 (CA – 2000), composée de quatre partis politiques : AJ/PADS , la LD/MPT, le PDS, le MSU, et UDF Mbolomi.

 La CA – 2000 s’élargit avec l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), bat Abdou Diouf au deuxième tour. Me Abdoulaye WADE est élu président de la République pour un mandat de sept (7) ans. A la formation du premier gouvernement de l’Alternance, la LD/MPT occupe deux portefeuilles ministériels :

Le Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique, détenu par Abdoulaye Bathily,

Le Ministère de la Fonction Publique, de l’Emploi et du Travail, confié à Yéro Dé.

Aux élections législatives anticipées du 21 janvier 2001, la LD/MPT est en alliance avec le PDS, le MSU et d’autres formations dans la Coalition électorale SOPI (le changement). Il y remportera sept (7) sièges à l’Assemblée Nationale, six cent trente (630) conseiller(e)s aux Elections Locales du 12 mai 2002.

Le Parti est membre de la majorité politique formée par la Convergence des Actions autour du Président de la République pour le 21 ème siècle (CAP-21). Pour que l’alternance politique ainsi réalisée atteigne les objectifs de développement économique et social, la LD/MPT a tenté d'initier en vain des actions pour la mise en place d’une Direction Politique Unifiée (DPU) pour une bonne concertation et une harmonisation des positions des forces politiques qui gouvernent le pays.

II.6 – PARTICIPATION DU PARTI A LA VIE POLITIQUE (PARLEMENT / GOUVERNEMENT /SYNDICATS)

Le parti participe activement à la vie politique du pays. Il est actuellement représenté par six (6) députés à l’Assemblée Nationale pour la législature en cours. De sept (7) au départ, l’un fut nommé Ministre (Yero Dé).

Au Gouvernement : (2 portefeuilles) 

Dans les Syndicats : Les militants du parti sont membres fondateurs de la plupart des syndicats autonomes du pays. Le parti et ses militants optent pour un syndicalisme indépendant de tout parti politique et de tout gouvernement, pour la défense conséquente des intérêts matériels et moraux des travailleurs, sur la base des stratégies et tactiques démocratiquement arrêtées par les travailleurs eux- mêmes, par delà leurs orientations politiques et philosophiques

 

 


Accueil | Historique |Orientation | Direction | Fonctionnement | Gallerie | Quoi de neuf? | Adhérez | Contactez-nous