Abdoulaye BATHILY devant les femmes de son parti : "Me Wade a érigé le vol en mode de gestion"
Par : Yakhya MASSALY
Abdoulaye Bathily n'a pas mis du temps pour répondre aux accusations du chef de l'Etat à l'endroit de l'opposition. Il a mis à profit la tribune du CICES où se déroulait, ce samedi 4 mars 2006, la cinquième conférence nationale du Mouvement des femmes de la LD/MPT (MDF/LD), pour pilonner le pouvoir libéral. Selon lui, s'il y a quelqu'un qui menace la stabilité du Sénégal, c'est bien Me Wade et son régime.
"Je n'ai pas de problèmes personnels avec Wade. Seulement, Abdoulaye Wade a trahi l'Alternance, il a trahi les engagements qu'il a pris devant nous et devant le peuple sénégalais. C'est ça qui nous oppose à son régime". C'est par ces propos que le Pr. Abdoulaye Bathily a expliqué, samedi dernier au CICES, devant les femmes de son parti, le grand désamour qu'il y a entre la LD/MPT et le pouvoir libéral. C'était lors de la cinquième conférence nationale du Mouvement des femmes de la LD/MPT (MDF/LD). Le Pr. Bathily de poursuivre :"Voilà un homme qui avait une chance de sortir par la grande porte de l'histoire". Mais, se désole-t-il, "Me Wade a malheureusement fini par ériger la trahison et le vol en mode de gestion, en encourageant la transhumance qui est la négation de toutes les valeurs".
Selon le secrétaire général de la LD/MPT, le président Wade a fait de l'alternance "une caricature" qui n'accorde aucune place aux véritables valeurs de "mougne, de kersa et de djom". Et de préciser, dans ce sens, que c'est cette démarche en solo de Me Wade qui a vidé l'alternance de son contenu. "C'est ce qui nous oppose au pouvoir et qui nous opposera à tout autre pouvoir", a martelé le patron des Jallarbistes.
Répliquant aux accusations du président Wade selon lesquelles l'opposition est de connivence avec des puissances étrangères dans le dessein de déstabiliser son régime par le truchement du mouvement étudiant, le Pr. Bathily déclare : "Ceux qui déstabilisent le pays, sont ceux-là qui détournent des milliards du contribuable pour aller les cacher dans des comptes à l'étranger. Ce sont ceux qui sont incapables d'organiser la campagne agricole et qui mettent les paysans dans la misère. Ceux-là mêmes qui ont volé l'argent des Industries chimiques du Sénégal (ICS) et ont mis 2 500 employés au chômage" et non la LD/MPT. En outre, Abdoulaye Bathily invite Me Wade à regarder dans le rétroviseur pour se rappeler du contenu de leur programme de la CA-2000 et du Front pour la transparence et la régularité des élections (FRTE). "Nous avons lutté pour des élections libres et transparentes. C'était inscrit dans notre programme de la Ca-2000 et du FRTE", s'est souvenu le secrétaire général de la LD/MPT. Mais, c'est pour fustiger le processus électoral qui, selon lui, est géré par le pouvoir actuel de "manière partisane sur fond de fraude".
Dans la même veine, le Pr. Bathily se désole de la manière dont les inscriptions se déroulent dans le monde rural avec seulement une commission fixe par communauté rurale. Alors que, souligne-t-il, "les villages sont séparés par des centaines de kilomètres, empêchant ainsi aux personnes âgées et aux handicapés de s'inscrire". Cette organisation "délibérée" des élections dans le monde rural est, selon Abdoulaye Bathily, "une discrimination qui présage une fraude de la part du parti au pouvoir". Dans ce même registre, le leader de la LD invite la CENA à démissionner parce que, soutient-il, ses membres n'ont pas les moyens qu'il faut pour accomplir convenablement leur mission".
Par ailleurs, le secrétaire général de la LD a invité les femmes du MDF/LD, venues des onze régions du Sénégal, à s'unir avec les femmes du CPC et du G10 pour "faire en sorte que le Sénégal connaisse, à nouveau, la voie du changement". Selon lui, les femmes ont un rôle important à jouer pour réaliser le changement dans la voie où la LD et ses alliés se sont lancés. Et de préciser à ses militantes que "cette union dans la diversité est la seule alternative pour alterner l'alternance".
Source : Walfadjri, éd. du lundi 06 Mars 2006, n° , ISSN p.
URL : http://www.walf.sn/politique/suite.php?rub=2&id_art=26875 (consulté le 06 mars 2006)
ABDOULAYE BATHILY A LA CINQUIEME CONFERENCE DES FEMMES LD/MPT : «Ce qui m’oppose à Wade, c’est qu’il a trahi le peuple»
Par : Ibrahima Lissa FAYE
Les tournées politiques du comité directeur du Parti démocratique sénégalais (Pds) composé essentiellement de ministres de la République, le processus électoral, sa rupture avec le président de la République, Me Abdoulaye Wade, ont constitué les principaux axes du discours du Pr. Abdoulaye Bathily. Le Secrétaire général de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (LD/MPT) a profité de la cinquième Conférence nationale des femmes de son parti qui a eu lieu le samedi 4 mars au CICES pour faire à nouveau un réquisitoire sans appel contre le régime libéral en place.
La Cinquième conférence nationale des femmes de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti et le travail (LD/MPT) qui a eu lieu samedi 4 mars dernier au CICES a été l’occasion pour Abdoulaye Bathily d’expliquer, une nouvelle fois, les raisons de sa séparation avec le président de la République, Me Abdoulaye Wade. Selon lui, « ce n’est pas une question de personne. Ce qu’il y a, c’est qu’il a trahi les engagements avec le peuple ». Le leader de la LD/MPT d’ajouter : « voilà un homme qui avait une grande chance de réussir sa carrière, qui devait être un réconciliateur. Mais, voilà un homme qui a hissé la trahison à un degré jamais atteint, qui a récompensé ceux qui ont volé, au lieu de les sanctionner, de les démettre. De plus, il leur donne des postes de responsabilités ». Et de renchérir : « c’est cela qui nous oppose au pouvoir actuel et qui nous opposera à tout pouvoir ». Le secrétaire général de la LD/MPT, galvanisé par une forte mobilisation des femmes, n’a pu s’empêcher de demander à ses militantes ce qui a changé dans ce pays depuis l’avènement de l’alternance. De son avis, « c’est encore pire que ce qu’il y avait avant ». Abdoulaye Bathily en veut pour preuve, « l’attitude partisane du gouvernement qu’il dit n’avoir jamais vu au Sénégal ». Il a, en effet, cité en exemple les tournées politiques du comité directeur du Pds conduites par le Premier ministre et par ailleurs secrétaire général national adjoint du Pds, Macky Sall et des membres du gouvernement qui constituent l’essentiel des membres du comité directeur. « Au lieu de rester dans leurs bureaux pour travailler, privilégier ainsi l’intérêt national, ils sont en train de sillonner le pays pour renouveler les instances du Pds. C’est à l’image de leur leader, Me Abdoulaye Wade qui fait le tour du monde. Nous avons combattu le Parti socialiste (Ps) mais au moins, leurs ministres travaillaient 7 jours sur 7», a souligné le chef de file des jallarbistes.
« Qu’ils sachent que la calomnie ne nous divertira pas »
Le Secrétaire général de la LD/MPT n’a vraiment pas fait dans la dentelle lors de la Cinquième conférence nationale des femmes de son parti qui avait pour thème « rôle et place de la femme pour une alternative en 2006 et 2007». Abdoulaye Bathily n’a pu occulter les accusations que le régime a portées sur lui à la suite des graves incidents à des universités Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar et de Gaston Berger de Saint Louis. «Qu’ils sachent que la calomnie ne nous divertira pas. Quelle que soit la nature de leurs attaques, nous continuerons à travailler pour le changement», a-t-il fulminé. Et de clamer : « ceux qui déstabilisent le Sénégal, ce sont ceux qui ont pris l’argent du pays pour le mettre dans des comptes bancaires à l’étranger. Ceux qui déstabilisent le pays sont ceux qui ont mis à sac les ICS (Industries chimiques du Sénégal, Ndlr.) au détriment de nombreux pères de familles. Ceux qui déstabilisent le pays sont, ce sont ceux qui sont incapables d’organiser une bonne campagne agricole ».
Le chef de file des jallarbistes a, par ailleurs, profité de l’occasion pour réaffirmer la décision de la LD/MPT d’aller avec les partis du Cadre permanent de concertation de l’opposition (CPC) et du G10 vers une liste unique pour les prochaines législatives. C’est selon lui, l’alternative valable et « les femmes seront aux remières loges pour la triomphe de ce combat», a-t-il indiqué. Abdoulaye Bathily s’est, en outre, préoccupé de la question des inscriptions sur les listes électorales pour regretter le fait qu’elles soient organisées de « manière partisane ». C’est cette préoccupation qui l’a incité à réitérer son souhait de voir les membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA) démissionner parce qu’on ne leur a pas donné, selon lui, les moyens de faire correctement leur travail.
Source : Sud Quotidien, éd. du lundi 06 Mars 2006, n° , ISSN p.
URL : http://www.sudonline.sn/politique.php (consulté le 06 mars 2006)
DISCOURS - Bathily sur les tournées politiques du Premier ministre : «C’est honteux»
Par : Cheikh Fadel BARRO
C’est encore une fresque noire du régime de Wade qu’Abdoulaye Bathily a peinte, samedi dernier, alors qu’il présidait la Conférence nationale des femmes de son parti. Cette fois-ci, il a sévèrement regretté les tournées politiques des ministres de la République et déclaré que ce sont les milliards détournés et mis dans des comptes à l’étranger qui déstabilisent le pays.
Le régime de Wade a encore souffert du propos de Abdoulaye Bathily, leader de la Ligue démocratique/Mouvement du parti pour le travail (LD/MPT). Samedi dernier, il n’a pas manqué d’inspiration devant les femmes, nombreuses, ce jour, et, visiblement acquises à sa cause, alors que le «Jallarbiste» en chef présidait la cinquième conférence nationale des femmes de son parti. Le gouvernement de Macky Sall en a pris pour son grade, à travers un cinglant désaveu. « Le Premier ministre fait tout, sauf travailler pour l’intérêt du Sénégal», juge le Pr. Bathily. «Toutes les semaines, des ministres de la République, qui doivent rester dans leur bureau pour travailler pour le pays, traiter les dossiers pour faire avancer le Sénégal, font le tour du pays pour renouveler les instances de leur parti. C’est la honte.»
Ce comportement du gouvernement de l’alternance amène Abdoulaye Bathily à regretter le régime socialiste qu’il a combattu pendant des années. Sous Abdou Diouf, «on connaissait les ministres ; ils travaillaient sept jours sur sept», se remémore-t-il. C’est pour ensuite fustiger «ces ministres de l’alternance qui font le tour du Sénégal à des fins politiciennes, à l’image du Premier ministre et de son leader».
Ensuite, Abdoulaye Bathily a cru bon d’éclairer l’opinion sur ceux qui déstabilisent le pays. Usant de la périphrase, il tonne de sa voix rauque : «Ceux qui déstabilisent le pays, ce sont ceux qui prennent les milliards et les mettent dans des comptes à l’étranger ; ce sont ceux qui ont pris l’argent des ICS (Industries chimiques du Sénégal). Ce qui fait qu’aujourd’hui les travailleurs n’ont pas de salaire. Enfin, ce sont ceux qui sont incapables d’organiser une campagne arachidière.» «Les déstabilisateurs du Sénégal sont connus», ajoute-t-il, indiquant au préalable que c’est le régime qu’il a soutenu lors des dernières élections et qui l’ont trahi, aujourd’hui.
C’est que le chef de file de la LD/MPT soutient que son parti fait l’objet de calomnies. Au lendemain des violences à l’Université de Dakar, et suite à la déclaration du chef de l’Etat traitant les opposants de manipulateurs d’étudiants, certains leaders de la coalition au pouvoir avaient accusé M. Bathily d’être derrière le mouvement étudiant. Mais, pour lui, «ces calomnies ne le divertiront pas».
Revenant sur les inscriptions sur les listes électorales, Bathily se demande s’il y a deux catégories de populations dans le Sénégal. «Les inscriptions sont organisées de manière partisane et la fraude, c’est leur objectif.» Il s’indigne de l’absence de commissions dans le monde rural et déplore le dilatoire du ministère de l’Intérieur qui n’a respecté aucune de ses promesses sur le processus électoral. En tout cas, Bathily annonce que son parti n’acceptera pas les fraudes. Et pour cela, il demande aux membres de la Commission électorale nationale (CENA) de démissionner, «parce que, moralement, ils ne sont pas en mesure d’exécuter leur devoir.»
Enfin, Abdoulaye Bathily ne pouvait pas terminer son discours sans évoquer son différend avec le régime de Abdoulaye Wade. «Ce n’est pas un problème de personne», avance-t-il. «Voilà un homme qui a érigé en principe la trahison et a récompensé les voleurs». La gangrène de la transhumance est une négation de toutes les valeurs sénégalaises, se désole le professeur. Son constat, c’est que Abdoulaye Wade avait tous les atouts de son côté, au lendemain de l’alternance, pour développer le pays. Mais, il a trahi les espoirs et a semé partout des germes de troubles. «Notre pays recule sur tous les plans ; nous dérivons vers la catastrophe.» C’est pourquoi Bathily met en garde les autorités avant que le Sénégal ne sombre dans des situations similaires à la Côte-d’Ivoire.
Source : Le Quotidien, éd. du lundi 06 Mars 2006, n° , ISSN p.
URL: http://www.lequotidien.sn/articles/article.CFM?article_id=33094 (consulté le 06 mars 2006)
CONFERENCE DES FEMMES DE LA LD - Pour une meilleure implication des femmes : Les «suffragettes» reprennent le flambeau
Par : Alsainey BAH - Stagiaire -
Dans le combat contre le régime libéral, les femmes de la Ligue démocratique/Mouvement du parti pour le travail (LD/MPT), ce samedi, lors de leur cinquième conférence nationale, ont déclaré qu’elles veulent être au premier rang dans la bataille pour la conservation des acquis démocratiques.
Le folklore n’était pas au rendez-vous. Pour ce samedi, lors de leur cinquième conférence nationale, les femmes de la Ligue démocratique n’ont pas versé dans la démesure de ces rencontres politiques où tam-tams envoûtants, danses endiablées et chansons populaires, ponctuent et polluent les rendez-vous politiques. A l’intérieur de la salle, juste quelques tambours résonnent, berçant des femmes, toutes de rose vêtues, à l’effigie de leur leader, Abdoulaye Bathily.
Il est 12h 10. Le Secrétaire général, Abdoulaye Bathily, fait irruption dans la salle. Standing ovation ! Les militants applaudissent à se rompre les phalanges. Les chants et les cris fusent de partout. C’est un vrai plébiscite. Le maître de cérémonie monte sur la tribune où quelques micros sont accrochés pour sonner la fin de la récréation.
Une minute de silence a été respectée pour la mémoire de Anna Sarr Bathily. Une occasion toute trouvée pour, à travers la défunte, honorer les femmes. La seule fausse note vient du percussionniste qui ne reconnaît pas les personnes disparues des militants à encourager. En effet, quand le modérateur annonce la minute de silence, il se met à battre son tam-tam, ignorant tout le sens de la cérémonie.
La 5e conférence du Mouvement des femmes de la Ligue démocratique (LD), qui s’est tenue au CICES, a été aussi un moment pour permettre à celles-ci de réclamer la place qui est la leur dans le parti. Les femmes «Jallarbistes» veulent dorénavant, être «aux premières loges pour une meilleure implication des femmes dans la chose politique». Créé en 1982, à Rufisque, le Mouvement des femmes de la LD a été institué pour que celles-ci soient à la pointe de la lutte politique pour une citoyenneté nouvelle, selon Awa Wade, la chargée de communication de la LD «Il est temps d’innover en matière de politique de femmes pour un Sénégal nouveau.» Avant d’ajouter : «Nous voulons prendre une option sérieuse pour que les femmes accèdent aux hautes sphères de décision.»
Cette option des femmes n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. En effet, quand Bathily a pris la parole, il a déclaré que «le Bureau politique de la LD prend l’engagement de donner à ses femmes la place qu’elles méritent». En plus, ajoute-t-il, dans le combat pour la conquête du pouvoir, initié par la coalition CPC-G10-LD/MPT, les femmes sont attendues au premier rang. Des déclarations tenues devant un auditoire calme en général, mais surexcité par moments.
Cette conférence doit élire la présidente nationale du Mouvement démocratique des femmes de la LD (MDF), note-t-on.
Source : Le Quotidien, éd. du lundi 06 Mars 2006, n° , ISSN p.
URL : http://www.lequotidien.sn/articles/article.CFM?article_id=33097 (consulté le 06 mars 2006)
PRESIDENCE DU MOUVEMENT DES FEMMES DE LA LD : Khoudia Mbaye remplace Mame Bousso Samb Diack
Par : ALY DIOUF (STAGIAIRE)
Le Mouvement démocratique des femmes (MDF) de Ligue démocratique/Mouvement pour le travail (LD/MPT) a désormais une nouvelle présidente. Khoudia Mbaye Seydi a remplacé Mame Diarra Bousso Samb Diack, avant-hier, samedi, lors de la cinquième conférence nationale des femmes.
Suite à la cinquième conférence du Mouvement démocratique des femmes (MDF) des femmes de la Ligue démocratique/Mouvement pour le travail (LD/MPT), Khoudia Mbaye Seydi a été élue à la tête de la structure. Elle a remplacé à ce poste Mame Bousso Samb Diack. Cette manifestation a eu pour cadre le CICES.
Il y avait deux autres candidates. Ce sont Penda Dieng et Rokhy Kébé. A la suite de discussions, un consensus a été trouvé sur la personne de Khoudia Mbaye Seydi. La nouvelle présidente du MDF était jusqu’ici la secrétaire du Comité central chargée de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire. Elle est titulaire d’un doctorat de 3ème cycle en Géographie et Aménagement, ancienne Conseillère technique du ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature. Elle est Conseillère régionale à Saint-Louis. De 2000 à 2005, elle fut directrice de Cabinet du ministre de la Fonction publique, de l’Emploi, du Travail et des Organisations professionnelles, Yero Deh.
A l’image de Penda Dieng qui a fait le bilan du MDF, les femmes de la LD ont plaidé pour le renforcement des capacités des femmes et une présence accrue dans les instances de décision aussi bien au niveau local que national. Rappelons que le thème de cette cinquième conférence nationale est : “ Rôle et place de la femme pour une alternative en 2007 ”.
Le professeur Abdoulaye Bathily, qui présidait les travaux, a promis de voir ensemble avec les autres partis du CPC et du G10, comment “ faire pour que la femme retrouve toute la place qu’elle mérite ”. Le patron de la LD a soutenu que cette conférence des femmes de la LD est un “ jalon important pour la lutte pour une alternance libre et démocratique ”.
Toutefois, il a dit que la “ LD fait l’objet d’attaques de toutes sortes depuis quelque temps ”, avant d’ajouter que “ c’est de la calomnie ” et qu’ils ne se laisseront pas divertir. Pour la LD qui déplore la situation aux ICS et dans le monde rural, l’urgence c’est le processus électoral. Cette formation politique, qui croit à l’existence de deux catégories de citoyens, déplore le fait que les inscriptions sur les listes électorales tardent à démarrer en milieu rural ; d’autant qu’on est à quelques mois de l’hivernage.
La conférence s’est déroulée dans un décor riche en couleurs et sons. Les militants étaient presque tous habillés aux couleurs de leur parti. Ils brandissaient aussi des pancartes signalant leur fédération d’origine. Rappelons que le MDF est créé en 1982. Cinq ans plus tard, il est affilié à la Fédération démocratique nternationale des femmes (FDIF). Elle se réjouit de participer à plusieurs batailles pour la promotion de la femme.
Source : Le Soleil, éd. du lundi 06 Mars 2006, n° , ISSN p.
URL : http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=8692 (consulté le 06 mars 2006)
Abdoulaye Bathily à la 5ème conférence des femmes de la LD « Les déstabilisateurs du Sénégal sont ceux qui récompensent les voleurs de milliards »
Par : Jean-Pierre MANE
Le secrétaire national de la LD/MPT, le professeur Abdoulaye Bathily, n’y est pas allé par quatre chemins pour démasquer ceux qui, selon lui, travaillent à déstabiliser le Sénégal. Au cours de la 5ème conférence des femmes de son parti, le patron des « jallarbistes » a révélé que « les déstabilisateurs du Sénégal sont ceux qui récompensent les voleurs des milliards du pays » La 5è conférence du Mouvement démocratique des femmes de la LD/MPT a drainé des foules le week-end dernier au CICES. Ces retrouvailles de la famille « jallarbiste » ont été l’occasion pour le professeur Abdoulaye Bathily de dénoncer « l’incurie et l’incompétence notoire du régime libéral ».
Le pire, semble-t-il dire, c’est que, « ceux qui déstabilisent le Sénégal sont ceux qui récompensent les voleurs des milliards du pays, ceux qui gardent l’argent du contribuable dans les banques étrangères. Ceux qui ont pillé l’argent des ICS, ceux-là qui ont fini d’installer le désarroi dans le monde rural, parce qu’incapables d’organiser une bonne campagne agricole ». Dans la foulée, le « jallarbiste » en chef rappelle ceci : « On a tous entendu des responsables politiques dire publiquement qu’ils ont volé l’argent de ce pays.
Mais, avec cette caricature d’alternance, ils sont récompensés par le régime « libéralo-populiste » dont la gestion lamentable des affaires de l’Etat n’est plus un secret pour personne.
Le secrétaire général de la LD a par ailleurs déploré ce qu ‘il appelle « l’accaparement des médias publics ». Sur ce point, Bathily, sur un ton qui frise l’ironie, estime que « les programmes de la télévision se résument à un seul individu : Wade. Les titres, les développements et le rappel des titres du journal télévisé ne font que la propagande du chef de l’Etat ».
Sur le processus électoral, le secrétaire général de la LD/MPT dénonce une « stratégie consistant à organiser de manière partisane les prochaines élections avec des cas de fraude à n’en plus finir ». Dans le monde rural, il déplore « l’absence d’inscriptions sur les listes électorales avec des commissions itinérantes que personne ne voit dans les villes, à moins que ceux qui sont désignés pour cela ne soient logés à Dakar ou ailleurs par les responsables du Pds ».
Sur ce même chapitre, Bathily exige la démission des membres de la CENA Et pour cause, « les membres e la CENA sont incapables d’assumer leurs responsabilités et ne doivent plus continuer à empocher l’argent du contribuable à ne rien faire ».
Aux militants et sympathisants de son parti, le professeur a demandé de ne ménager aucun effort pour consolider l’unité au sein du CPC et du G10, des coalitions de l’opposition, qui souhaitent aller aux prochaines élections sur une liste commune. Sur ce registre, Bathily invite les femmes et les jeunes de sa formation à s’impliquer davantage dans le combat pour déboulonner le régime libéral en 2007.
Source : L’Observateur, éd. du lundi 06 Mars 2006, n° , ISSN p.
URL : http://www.lobservateur.sn/articles/showit.php?id=7829&cat=actualite
(consulté le 06 mars 2006)
A ppel à la paralysie du système éducatif : Mamadou Diop “Castro” irresponsable !
Par : Ndiogou Wack SECK
Depuis que leur parti est sorti du gouvernement, les responsables de la LD/MPT ont opté pour la stratégie de créer des troubles partout et de rendre ingouvernable le Sénégal. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre l’activisme devenu débordant ces derniers jours de Mamadou Diop « Castro ». Ce député élu sur la liste Sopi qui pense que les enseignants ne sont rien d’autre que des moutons de panurge, veut s’appuyer sur eux afin de paralyser le système éducatif. Mais, il se trompe lourdement.
C’est au moment où la situation est sur le point de revenir à la normale à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar que l’intersyndicale de l’enseignement par la bouche de Mamadou Diop «Castro» menace de paralyser le système éducatif sénégalais. Le prétexte trouvé par Mamadou Diop «Castro» : le gouvernement n’a pas respecté les accords qui avaient été signés avec les syndicats d’enseignants.
Mamadou Diop qui est le secrétaire général de l’UDEN est un militant de la LD/MPT. Il est même membre de la direction de ce parti. Mamadou Diop «Castro» est également député à l’Assemblée nationale élu sur la liste du PDS en 2001. Depuis qu’il s’était lancé dans la politique, Mamadou Diop «Castro» n’avait jamais eu ce privilège de siéger à l’Assemblée nationale. Si depuis 2001, il est député à l’Assemblée nationale, c’est grâce au Parti démocratique sénégalais et à son secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade. C’est grâce à la liste Sopi que la LD/MPT s’est retrouvée pour la première fois à l’Assemblée nationale avec sept députés. La LD/MPT seule à des élections législatives n’a jamais obtenu plus de trois députés. C’est ce parti insignifiant dans le paysage politique qui a juré de créer des troubles sociaux partout dans le pays pour empêcher à Abdoulaye Wade de gouverner dans le calme le Sénégal. Pour parvenir à ses fins, la LD/MPT utilise ses militants partout où ils se trouvent dans différents secteurs de la nation.
La LD/MPT qui est parvenue à contrôler l’UDEN (ah bon !) même si elle n’y est pas majoritaire espère paralyser le secteur de l’éducation. C’est ce qui explique cet activisme débordant constaté chez Mamadou Diop « Castro » ces derniers temps. Si Mamadou Diop « Castro » se soucie vraiment du sort des enseignants, que faisait-il lorsque la LD/MPT siégeait au gouvernement ? Rien ! A part applaudir et remercier le gouvernement sur les différentes mesures qu’il prenait.
Aujourd’hui que son parti est défenestré du gouvernement, Mamadou Diop «Castro» pour déverser sa haine, espère utiliser les enseignants. Mamadou Diop «Castro» n’est pas sérieux et ne respecte pas ses autres collègues enseignants. Les conditions de vie des enseignants sont le cadet de ses soucis. A ses yeux, ces derniers ne sont que des moutons de panurge qu’il peut manipuler à sa guise. Que gagneront les enseignants en suivant Mamadou Diop «Castro» dans sa folle aventure qui est de créer des troubles sociaux dans ce pays ?
Aujourd’hui, nombre d’enseignants sont conscients des efforts du gouvernement pour améliorer leur situation. Aujourd’hui, 40% du budget national est consacré au système éducatif. Depuis 2001, chaque année les salaires des enseignants connaissent des augmentations. En 5 ans les salaires ont augmenté du 1/3. Plus que Senghor et Diouf n’ont fait ensemble en 40 ans. Cela, les enseignants le savent. Et puis, au nom de quoi devront-ils suivre un énergumène devenu député et qui perçoit tous les mois un salaire de plus d’un million de Fcfa, sans compter d’autres avantages y afférents ?
«Castro» qui est un irresponsable, a-t-il imaginé une seule fois les conséquences qui peuvent s’abattre sur les enseignants en cas de grève ? Car, en cas de journées de grève, le gouvernement pourrait être dans l’obligation d’opérer des coupes sur les salaires des enseignants. Et lui Castro le ressentirait-il ? Et puis, où en est encore Castro, avec ces histoires rigolotes de 5000 logements aux enseignants à Kounoune et qui avaient fini en procès au tribunal ? Pour le moment, il n’y a que 11 logements, Castro !
Source : Il est Midi, éd. du lundi 06 Mars 2006, n° , ISSN p.
URL : http://www.ilestmidi.net/pages/politique.php (consulté le 06 mars 2006)