INSCRIPTIONS SUR LES LISTES ELECTORALES

MISE AU POINT ENTRE LE POUVOIR ET L’OPPOSITION

Par : Fatou Kiné Diop

Le Ministre de l’Intérieur, Me Ousmane NGOM s’est entretenu hier avec une délégation des partis de l’opposition. L’ordre du jour de la réunion a consisté à s’accorder sur l’établissement des commissions d’inscriptions sur les listes électorales.

Au sortir de la rencontre entre le Ministre l’Intérieur Me Ousmane NGOM et quelques membres du CPC, le porte-parole de la délégation M. Tanor DIENG a tenu à préciser que cela n’avait rien à voir avec leur rencontre prévue avec le Président Wade. Il a expliqué que durant les deux heures de temps passées avec le Ministre de l’Intérieur, on a plutôt débattu sur des questions relatives aux Commissions d’inscription sur les listes électorales. En effet, il était prévu, par arrêté du Ministre de l’Intérieur, cinq cents Commissions fixes et deux cents mobiles, soit une Commission par Arrondissement sur l’ensemble du territoire national. M. O.T. DIENG a souligné qu’ils ont constaté que, non seulement les Commissions fixes sont inexistantes dans les Arrondissements à l’intérieur du pays, mais que chaque Arrondissement ne compte qu’une Commission mobile. Son inquiétude est que ces Commissions ne puissent pas couvrir normalement et à temps les nombreux Arrondissements qui atteignent parfois la superficie d’une région. A en croire le porte parole de la délégation des partis membres du CPC, ils exigeront que tous les Sénégalais qui souhaitent s’inscrire sur les listes électorales puissent le faire dans les meilleures conditions pour garantir de bonnes élections. Survolant l’affaire de la Commission électorale nationale autonome (CENA), M. O. Tanor DIENG a précisé que le manque de moyens dont on parle ressort de la responsabilité de l’Etat.

En cela, Me Ousmane NGOM rappelle que la CENA est autonome et peut se procurer les opérateurs de saisie dont elle a besoin. Poursuivant, il dira qu’un budget de huit cents millions de nos francs ( 800 millions de FCFA) est dégagé par l’Etat et cinquante deux véhicules, dont une partie est déjà livrée et mise à la disposition de la Commission. C’est ainsi que M. le Ministre de l’Intérieur, Me Ousmane NGOM a demandé à tout un chacun d’y mettre du sien, à l’instar de l’Etat, pour que la CENA puisse mener à bien sa mission.

Concernant le processus électoral, Me Ousmane NGOM s’est dit satisfait de cette rencontre avec les responsables de l’Opposition, tout en expliquant que la réussite des inscriptions sur les listes électorales est aussi importante pour les partis de l’Opposition que pour l’Etat, pour pouvoir renforcer le travail sur le terrain, chaque communauté rurale aura sa Commission d’ici la fin du mois de Mars, en cela, cent cinquante cinq (155) nouvelles Commissions seront déployées selon Me NGOM. Sur cette même lancée une demande de prolongation du deadline des inscriptions sur les listes électorales sera faite au Président Wade afin que le maximum de Sénégalais puisse s’inscrire. Le Ministre de l’Intérieur, Me Ousmane NGOM s’est dit cependant satisfait des résultats enregistrés depuis le début des inscriptions. A l’en croire, deux millions six cent cinquante mille ( 2,650 millions) de Sénégalais sont inscrits par rapport à environ deux millions en 2000, alors que les inscriptions ne sont pas bouclées. Le Ministre de l’Intérieur a encore déclaré qu’il compte atteindre quatre millions de citoyens Sénégalais (4 millions) inscrits d’ici la fin des opérations dévolues aux différentes Commissions installées sur toute l’étendue du territoire national.

Abordant la question des Commissions à l’extérieur du pays, M. le Ministre de l’Intérieur, me Ousmane NGOM a précisé que dans la deuxième quinzaine du mois de Mars 2006, vingt équipes techniques (20) quitteront le Sénégal à destination de trente quatre (34) pays pour permettre aux Sénégalais de l’extérieur de pouvoir s’inscrire dans de bonnes conditions.

Source : Il Est Midi, éd. du Mardi 14 mars 2006

URL : http://www.ilestmidi.net/pages/politique.php (consulté le 14 mars 2006)

RENCONTRE MINISTRE DE L’INTERIEUR-PARTIS POLITIQUES

Interpellé, Me Ousmane NGOM se défausse sur la CENA

Par : Madior FALL avec Sud FM

 

Me Ousmane NGOM, ministre de l’Intérieur entouré de ses proches collaborateurs, ceux qui sont intéressés par le processus électoral notamment a rencontré hier, lundi 12 mars les partis de l’opposition sur leur demande. Ces derniers ont exigé de ses structures, le respect des engagements pris au niveau de l'Assemblée Nationale et sanctionné par un arrêté concernant le nombre de commissions d'inscriptions électorales. Me Ousmane NGOM, pour sa part, les a appelés, « à mettre la pression sur la Commission électorale autonome (CENA) pour qu'elle joue pleinement son rôle ».

A l'issue de la rencontre hier, lundi 12 mars, entre le ministre de l'Intérieur et des leaders de partis regroupés au sein du Cadre permanent de concertation (Ccp), du G10 et de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail, le porte-parole du jour, Ousmane Tanor, DIENG, Premier secrétaire du Parti socialiste (Ps) a souligné à la presse qu'il s'agissait de transmettre au principal concerné « les inquiétudes des citoyens concernant le processus électoral ». Selon le Premier secrétaire Ps, ce qui a été convenu c'est en effet, une commission fixe par communauté rurale, soit environs 500 sur l’étendue du territoire et une commission mobile par arrondissement, soit 200 commissions à travers le pays. Mais, s’est-il désolé en son nom et à celui de ses camarades de l’opposition, il a été constaté sur le terrain que les commissions fixes ont été supprimées au niveau des communautés rurales. Or, précise-t-il, « lorsqu'il y a trois ou quatre communautés rurales à l'intérieur d'un arrondissement et que certains sont plus vastes que la région de Thiès, c'est impossible qu'une seule commission mobile couvre correctement le travail ».

Le ministre de l'Intérieur a cherché à rassurer les partis présents à la rencontre à ce propos. Il a déclaré, qu'il y aurait une commission par communauté rurale, rapporte Ousmane Tanor DIENG qui a néanmoins, ajouté que ses camarades de l'opposition, « attendent de voir sur le terrain et nous reviendrons chaque fois que c'est nécessaire ». Se refusant ainsi de fournir un chèque en blanc au ministre et à son gouvernement. « Il faut », a-t-il indiqué en effet, « que les citoyens, du monde rural notamment, puissent s'inscrire afin d'éviter les discriminations à l'égard du bénéfice que les Sénégalais doivent avoir des services publics ».

En outre, a souligné Ousmane Tanor DIENG, « tant que tous les Sénégalais des villes comme du monde rural ne seront pas inscrits, le délai pour l'arrêt des inscriptions sur les listes ne sera pas fixé ».

Interrogé sur le manque de moyens de la Commission électorale nationale autonome (CENA), le porte-parole du jour a indiqué que la question a été aussi abordée au cours de la rencontre et cela relève de « la responsabilité du ministère de l'Intérieur ». Les partis politiques avaient même proposé qu'au niveau de l'Assemblée nationale, une loi rectificative des finances soit adoptée pour permettre à la CENA de travailler correctement, mais « le ministre de l'Intérieur s'est engagé à prendre les dispositions nécessaires », a fait remarquer Ousmane Tanor DIENG. Entouré de Abdoulaye Bathily (LD/MPT), et de membres du CPC et de leaders d'autres partis de l'opposition, Ousmane Tanor DIENG a tenu à souligner par ailleurs que la rencontre avec le ministre de l'Intérieur n'a rien à voir avec celle, prévue avec le Chef de l'Etat et qui sera confirmée ou non à l'issue d'une réunion, lundi après-midi.

« Les partis politiques doivent mettre la pression sur la CENA », déclare Ousmane NGOM'

Interpellé ainsi par les formations de l’opposition qui ont exigé le respect des engagements du gouvernement sur le processus électoral, notamment en mettant des commissions en nombre suffisant dans toutes les localités du pays, le ministre de l'Intérieur, Me Ousmane NGOM a semblé se défausser sur la CENA. Il a en effet, appelé, ces derniers « à mettre la pression sur la CENA pour qu'elle joue pleinement son rôle ». Selon Me Ousmane NGOM, qui s'adressait à la presse, peu après la rencontre dans son bureau de la Place Washington, « tout le monde doit y mettre du sien, c'est une co-responsabilité entre tous les acteurs du processus électoral mis en place ». Rappelant que la mise en place de la CENA, relève d'une loi consensuelle adoptée par le gouvernement avec l'ensemble des partis politiques, il a estimé qu'il faut faire « preuve de souplesse et de pragmatisme puisque c'est un système inédit et les gens doivent d'adapter en fonction des réalités du terrain et acceptent d'avancer ». Dans ce cadre, la CENA doit déployer tous ses contrôleurs, a-t-il ajouté. Sur la question du manque de moyens avancée par les membres de la CENA, l’organisateur des élections a souligné qu'en principe, le ministère de l'Intérieur n'a pas à mettre à la disposition de la commission des opérateurs de saisie, ni de véhicules pour son fonctionnement, du fait de son autonomie et de sa personnalité juridique. Pour lui, la CENA devrait recruter tout son personnel et mettre en place son équipement, mais ajoute-t-il a indiqué que « l'Etat est prêt à le faire par souci d'efficacité et de pragmatisme et ce même souci doit animer la commission pour qu'elle puisse accompagner le processus électoral». Ainsi, a-t-il révélé, un budget de 800 millions de Fcfa a été adopté et 52 véhicules commandés, dont une partie est déjà à la disposition de la CENA, le reste sera disponible dans les prochains jours.

Auparavant, selon le ministre, 34 véhicules avaient été réquisitionnés et mis à la disposition de la CENA pour les commissions établies dans les régions. Après avoir souligné que la rencontre avec les dirigeants a été « un moment d'échanges fructueux et positifs », il a estimé le nombre d'inscrits à 2,600 millions, soit le même chiffre que le fichier électoral de 2000 au moment des élections de l'époque. « Notre ambition est d'aller au-delà, notamment le redéploiement qui sera effectué au niveau des communautés rurales avec 255 nouvelles commissions électorales pour couvrir totalement le territoire et respecter l'égalité des citoyens devant le service public », a assuré le ministre.

Confirmant les dires du porte-parole des partis de l’opposition, il a indiqué que « si c'est nécessaire, le délai d'inscription sur les listes sera prorogé par le chef de l'Etat à travers un autre décret ». Fixées initialement au 28 février 2006, les inscriptions sur les listes électorales ont été prorogées jusqu'au 31 mai prochain. Interrogé sur le format retenu pour les inscriptions des Sénégalais de l'extérieur, Me NGOM a déclaré qu'elles vont démarrer dans la deuxième quinzaine du mois de mars avec un calendrier qui concerne 33 pays et 20 équipes techniques qui vont partir du Sénégal pour sillonner neuf axes jusqu'au mois de mai.

Source : Sud Quotidien , éd. du Mardi 14 mars 2006

URL  : http://www.sudonline.sn/politique.php (consulté le 14 mars 2006)

 

RETARD DANS LES INSCRIPTIONS SUR LES LISTES ELECTORALES : Me NGOM ENGAGE LA RESPONSABILITE DE LA CLASSE POLITIQUE ET DE LA CENA


Par : Amadou DIOUF

Le manque de moyens de la Commission électorale nationale autonome (CENA), dont l'effet pervers direct est le retard noté dans les inscriptions sur les listes électorales, notamment en milieu rural, ne relève pas seulement de la responsabilité du gouvernement. La classe politique, selon le ministre de l'Intérieur qui tient ces propos, y a un rôle. Itou pour la CENA elle-même qui, souligne Me Ousmane NGOM, a son budget et, qui plus est, est autonome.

Le manque de moyens de la Commission électorale nationale autonome (CENA), crié sur tous les toits par l'organe de contrôle et de supervision des élections, lui-même, n'est pas de la faute exclusive du gouvernement. La responsabilité, de l'avis du ministre de l'Intérieur, est plutôt partagée avec toute la classe politique. "Il s'agit d'une co-responsabilité", souligne Me Ousmane NGOM. Parce que, explique-t-il, "la loi sur la CENA est une loi consensuelle". Et d'ajouter pour préciser sa pensée : "Nous (gouvernement : Ndlr.) l'avons adoptée ensemble avec les partis politiques, avec toutes les contraintes que cela comporte". Sous ce rapport, le ministre de l'Intérieur invite "chacun à jouer son rôle". Y compris la CENA qui, selon Me Ousmane NGOM, a, elle aussi, sa part de responsabilité. " La CENA a une autonomie financière, elle a son budget et elle est autonome", argumente-t-il. "Que les partis fassent pression sur la CENA", a laissé entendre Me Ousmane NGOM.

C'est que, pour le ministre de l'Intérieur, on ne peut parler de manque de moyens de la CENA qui a reçu 800 millions de francs Cfa. La CENA, rappelons-le, a jugé insuffisante cette somme, le budget de l'organe de contrôle et de supervision des élections ayant été arrêté à 1,7 milliard de francs Cfa.

Le gouvernement cherche-t-il un bouc émissaire pour justifier les impairs notés dans le processus électoral ? Le chef de l'Etat avait, dans un décret, fait porter à la CENA la responsabilité du retard dans les inscriptions en monde rural. Ce retard, selon le rapport de présentation dudit décret, est le fait de "l'installation tardive des démembrements de la CENA". Des accusations rejetées par l'organe de contrôle et de supervision des élections qui, dans un communiqué, avait apporté un cinglant démenti au président de la République. Selon le président de la CENA, Moustapha Touré, sa structure a installé, depuis le 5 septembre 2005, l’ensemble de ses démembrements.

Par ailleurs, pour pouvoir se déplacer convenablement à l'intérieur du pays, la CENA avait demandé au gouvernement des véhicules. Elle se verra promettre 52 véhicules, lors du Conseil des ministres du jeudi 27 janvier 2006. Mais, pour le moment, elle n'en a reçu que dix. Après que le président de la CENA, Moustapha Touré, a tapé sur la table.

Source : Walfadjri, éd. du 14 Mars 2006

URL  : http://www.walf.sn/politique/suite.php?rub=2&id_art=27140 (consulté le 14 mars 2006)

 

OUSMANE NGOM: ''LES PARTIS POLITIQUES DOIVENT METTRE

LA PRESSION SUR LA CENA''


Dakar, 13 mars (APS) - Le ministre de l'Intérieur, Me Ousmane NGOM, a appelé, lundi à Dakar, les partis politiques ''à mettre la pression sur la Commission électorale autonome (CENA) pour qu'elle joue pleinement son rôle''.

Selon maître NGOM qui s'adressait à la presse, peu après une rencontre avec certains leaders de partis, dans son bureau de la Place Washington, ''tout le monde doit y mettre du sien, c'est une co-responsabilité entre tous les acteurs du processus électoral mis en place''.

Rappelant que la mise en place de la CENA relève d'une loi consensuelle adoptée par le gouvernement avec l'ensemble des partis politiques, il a estimé qu'il faut faire preuve de souplesse et de pragmatisme puisque c'est un système inédit et les gens doivent d'adapter en fonction des réalités du terrain et acceptent d'avancer''. Dans ce cadre, la CENA doit déployer tous ses contrôleurs, a-t-il ajouté.

Sur le manque de moyens avancé par les membres de la CENA, Ousmane NGOM a souligné qu'en principe le ministère de l'Intérieur n'a pas à mettre à la disposition de la commission des opérateurs de saisie, ni de véhicules pour son fonctionnement, du fait de son autonomie et de sa personnalité juridique.

Pour Me NGOM, la CENA devrait recruter tout son personnel et mettre en place son équipement, mais ajoute il a indiqué que ''l'Etat est prêt à le faire par souci d'efficacité et de pragmatisme et ce même souci doit animer la commission pour qu'elle puisse accompagner le processus électoral''.

Ainsi, a-t-il révélé, un budget de 800 millions a été adopté et 52 véhicules commandés, dont une partie est déjà à la disposition de la CENA, le reste sera disponible dans les prochains jours.

Auparavant, selon le ministre, 34 véhicules avaient été réquisitionnés et mis à la disposition de la CENA pour les commissions établies dans les régions.

Après avoir souligné que la rencontre avec les leaders a été ''un moment d'échanges fructueux et positifs'', il a estimé le nombre d'inscrits à 2,600 millions, soit le même chiffre que le fichier électoral de 2000 au moment des élections de l'époque.

''Notre ambition est d'aller au-delà, notamment le redéploiement qui sera effectué au niveau des communautés rurales avec 255 nouvelles commissions électorales pour couvrir totalement le territoire et respecter l'égalité des citoyens devant le service public'', a assuré le ministre.

Confirmant les dires du porte parole des partis politiques, il a indiqué que ''si c'est nécessaire, le délai d'inscription sur les listes sera prorogé par le chef de l'Etat à travers un autre décret''.

Fixées initialement au 28 février 2006, les inscriptions sur les listes électorales ont été prorogées jusqu'au 31 mai prochain.

Interrogé sur le format retenu pour les inscriptions des Sénégalais de l'extérieur, Me NGOM a déclaré qu'elles vont démarrer dans la deuxième quinzaine du mois de mars avec un calendrier qui concerne 33 pays et 20 équipes techniques qui vont partir du Sénégal pour sillonner neuf axes jusqu'au mois de mai.  

Source : URL : http://www.aps.sn/ (consulté le 14 mars 2006)

 

L'OPPOSITION VEUT LE RESPECT DES ENGAGEMENTS

SUR LE NOMBRE DES COMMISSIONS D'INSCRIPTIONS

Dakar, 13 mars (APS) - Les partis de l'opposition ont ''exigé'' du ministre de l'Intérieur le respect des engagements pris au niveau de l'Assemblée Nationale et sanctionné par un arrêté concernant le nombre de commissions d'inscriptions électorales.

A l'issue de l'audience accordée, lundi à Dakar, par le ministre de l'Intérieur à certains leaders de partis regroupés au sein du Cadre permanent de concertation (CPC), du G10 et des non-alignés, leur porte parole, Ousmane Tanor, DIENG a expliqué qu'il s'agissait de transmettre au principal concerné ''les inquiétudes des citoyens concernant le processus électoral''.

Pour le Premier secrétaire du Parti socialiste, ce qui a été convenu c'est en effet, une commission fixe par communauté rurale (500) et une commission mobile par arrondissement (200 commissions).

Mais, selon Ousmane Tanor DIENG, il a été constaté sur le terrain que les commissions fixes ont été supprimées au niveau des communautés rurales, or selon lui, ''lorsqu'il y a trois ou quatre communautés rurales à l'intérieur d'un arrondissement et que certains sont plus vastes que la région de Thiès, c'est impossible qu'une seule commission mobile couvre correctement le travail''.

Après les discussions, le ministre de l'Intérieur a rassuré les partis pour dire qu'il y aurait une commission par communauté rurale, a rapporté Ousmane Tanor DIENG qui a toutefois ajouté que les partis de l'opposition ''attendent de voir sur le terrain et nous reviendrons chaque fois que c'est nécessaire''.

''Il faut, a-t-il souligné, que les citoyens, du monde rural notamment, puissent s'inscrire afin d'éviter les discriminations à l'égard du bénéfice que les Sénégalais doivent avoir des services publics''.

En outre, a soutenu M. DIENG, ''tant que tous les Sénégalais des villes comme du monde rural ne seront pas inscrits, le délai pour l'arrêt des inscriptions sur les listes ne sera pas fixé''.

Interrogé sur ''le manque de moyens de la Commission électorale nationale autonome (CENA)'', le porte parole du jour a indiqué que la question a été aussi abordée au cours de la rencontre et cela relève de ''la responsabilité du ministère de l'Intérieur''.

Les partis politiques avaient même proposé qu'au niveau de l'Assemblée nationale, une loi rectificative des finances puisse être adoptée pour permettre à la CENA de travailler correctement, mais ''le ministre de l'Intérieur s'est engagé à prendre les dispositions nécessaires'', a indiqué Ousmane Tanor DIENG.

Entouré de Abdoulaye Bathily (LD/MPT), et de membres du CPC et de leaders d'autres partis de l'opposition, Ousmane Tanor DIENG a tenu à souligner que la rencontre avec le ministre de l'Intérieur n'a rien à voir avec celle prévue avec le Chef de l'Etat et qui sera confirmée ou non à l'issue d'une réunion, lundi après-midi.

Source : URL : http://www.aps.sn/ (consulté le 14 mars 2006)

 

Me OUSMANE NGOM, MINISTRE DE L’INTÉRIEUR : « Il y aura 255 nouvelles commissions d’inscription »

Par : ABDOULAYE THIAM

Me Ousmane NGOM, Ministre de l’Intérieur, qui recevait hier les partis politiques membres de l’opposition, a révélé la création de 255 nouvelles commissions d’inscription sur les listes électorales.

Comment expliquer cette rencontre avec les leaders de l’opposition ?

Je me réjouis de cette rencontre avec les responsables de l’opposition. Elle entre dans le cadre du dialogue politique permanent qui doit exister entre le gouvernement et, au-delà du gouvernement, entre le chef de l’État et les partis politiques. Nous avons ainsi fait le point sur l’avancement du processus électoral et déterminé les contraintes et difficultés qu’on rencontre sur le terrain. Les échanges ont été très positifs et très fructueux. Comme l’a confirmé Ousmane Tanor DIENG, toutes les communautés rurales seront couvertes pour rapprocher le plus possible les commissions des citoyens qui veulent s’inscrire.

Il y aura 155 nouvelles commissions cette semaine, et 100 autres la semaine suivante. Nous avons décidé d’inscrire le maximum pour respecter l’égalité des chances à tous les citoyens d’ici et de l’extérieur. Si c’est nécessaire, nous allons proroger la période des inscriptions en proposant un décret au président de la République. Il faut dire que le fichier a atteint un record déjà avec 2.600.000 inscrits contre 2.618.000 en 2000-2001.

Il ne faut pas oublier qu’il y avait un important stock de personnes décédées. C’est l’opposition qui avait demandé l’arbitrage du chef de l’État qui a mis les compteurs à zéro, d’où l’annulation du fichier pour plus de fiabilité. Notre ambition est d’aller au-delà du chiffre actuel avec une grande mobilisation sur le terrain pour inscrire 3 à 4 millions de Sénégalais.

La CENA réclame des moyens. Que faites-vous pour la soutenir ?

Pour la CENA, le président de la République a offert 52 véhicules avec un premier lot déjà remis. Il faut comprendre que même pour un particulier, il y a des dispositions à prendre avant tout achat de véhicule. L’administration a ses modes de fonctionnement. Notre ministère a réquisitionné et mis à la disposition de la CENA 34 véhicules pour permettre aux contrôleurs de la CENA de faire leur travail à l’intérieur du pays. Chacun doit jouer son rôle, car il ne faut pas l’oublier, la CENA est une commission autonome et doit chercher ses moyens et recruter son personnel.

 À quand les inscriptions des Sénégalais de l’extérieur ?

Dès la deuxième quinzaine de mars, les inscriptions vont débuter à l’extérieur. Nous avons établi un calendrier pour 33 pays avec 20 équipes techniques qui vont sillonner neuf axes.

Source : Le Soleil, éd. du mardi 14 mars 2006

URL : http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=8932 (consulté le 14 mars 2006)

OUSMANE NGOM (MINISTRE DE L'INTERIEUR) : "155 NOUVELLES COMMISSIONS SERONT DEPLOYEES

Par : Yahya MASSALY


"Nous avons décidé de déployer, sur l'ensemble du territoire, 155 nouvelles commissions", a déclaré, hier, le ministre de l'Intérieur, au sortir de la rencontre avec les leaders du CPC, du G10 et de la LD/MPT dans les locaux de son ministère. Cette décision, selon Me Ousmane NGOM, traduit l'ambition de son département de "couvrir totalement l'ensemble des communautés rurales et de rapprocher le plus possible les commissions des citoyens". A en croire Me Ousmane NGOM, une partie de ses commissions, à savoir cinquante-cinq, va être déployée dès cette semaine et les cent autres nouvelles commissions le seront à partir de la semaine prochaine "pour couvrir toutes les communautés rurales".

Il s'y ajoute, poursuit le ministre de l'Intérieur, "que nous avons décidé que, pour donner le maximum de chance à tous les compatriotes qui souhaitent s'inscrire et en même temps respecter le principe de l'égalité des citoyens devant le service public, nous allons demander si c'est nécessaire au président de la République de proroger la période d'inscription".

Source : Walfadjri, éd. du 14 Mars 2006

URL  : http://www.walf.sn/politique/suite.php?rub=2&id_art=27139 (consulté le 14 mars 2006)

  COMMISSION D'INSCRIPTION EN MILIEU RURAL :

L'OPPOSITION PRUDENTE FACE AUX PROMESSES D'OUSMANE NGOM


Par : Yakhya MASSALY

 

Les partis d'opposition membres du groupe Cpc-G10-LD/MPT n'ont pu récolter que des promesses de la part du ministre de l'Intérieur à propos des inscriptions sur les listes électorales en monde rural, lesquelles accusent du retard. Au sortir d'une rencontre, hier, avec Me Ousmane NGOM, ils se sont dits néanmoins satisfaits, mais restent prudents.

Les leaders des partis regroupés dans le CPC, le G10 et la LD/MPT sont sortis satisfaits de leur rencontre, hier, avec le ministre de l'Intérieur sur le fonctionnement des commissions (fixes et mobiles) d'inscription sur les listes électorales dans le monde rural. Les promesses de Me Ousmane NGOM sont passées par là. En effet, au sortir de cette rencontre, le premier secrétaire du Ps a déclaré, au nom de ses alliés de l'opposition, que "le ministre a dit que d'ici à la fin du mois de mars, il y aura une commission par communauté rurale et que tous les Sénégalais qui le veulent, peuvent s'inscrire aussi bien au niveau du monde rural que dans les villes".

Néanmoins, les alliés se veulent prudents face aux engagements pris par le ministre de l'Intérieur de respecter sa décision "qui consiste à installer, comme convenu, une commission fixe par communauté rurale et une commission mobile par arrondissement" pour assurer les inscriptions sur les listes électorales dans le monde rural. "Nous attendrons de voir sur le terrain comment cet engagement pris par le ministre de l''Intérieur sera mis en œuvre", a laissé entendre Ousmane Tanor DIENG.

Les alliés de l'opposition préviennent, en outre, Me Ousmane NGOM qu'ils reviendront le voir à chaque fois que de besoin pour que tous les Sénégalais, notamment ceux du monde rural, qui souhaitent s'inscrire, le fassent "sans discrimination à l'égard des services publics.

Dans la foulée, Ousmane Tanor DIENG a indiqué que le ministre de l'Intérieur, Ousmane NGOM, s'est engagé à prendre les dispositions nécessaires pour mettre la Commission électorale nationale autonome (CENA) dans des conditions idoines de travail, en la dotant des moyens dont elle a besoin. Le premier secrétaire du Ps de révéler que les partis regroupés dans le CPC, le G10 et la LD/MPT allaient faire une proposition à l'Assemblée nationale dans le sens de faire adopter une loi rectificative de finance afin de permettre à la CENA d'accomplir correctement sa mission de contrôle et de régulation des élections.

Source : Walfadjri, éd. du 14 Mars 2006

URL  : http://www.walf.sn/politique/suite.php?rub=2&id_art=27138 (consulté le 14 mars 2006)

 

L’OPPOSITION ATTEND QUE LES DIRECTIVES SOIENT APPLIQUEES

SUR LE TERRAIN

 

Par : ABDOULAYE THIAM

Les leaders de l’opposition ont été longuement reçus hier par Me Ousmane NGOM, ministre de l’Intérieur. Au sortir de cette audience, ils se sont dits rassurés par les propositions de Me NGOM. Ils attendent maintenant que les directives du ministre soient appliquées sur le terrain.

Le porte-parole du jour, Ousmane Tanor DIENG a expliqué le but de cette rencontre. Selon le Premier secrétaire du Parti socialiste, cette rencontre avec le ministre de l’Intérieur entre dans le cadre de la recherche de solutions pour faciliter l’inscription des Sénégalais du monde rural sur les listes électorales.

« Le ministre avait annoncé qu’il y aurait une commission fixe par communauté rurale et une commission mobile par arrondissement, ce qui ferait, sur l’ensemble du Sénégal, 500 commissions fixes et 200 mobiles », a dit Ousmane Tanor DIENG. Il a poursuivi qu’il a été constaté que les commissions fixes ont été supprimées au niveau des communautés rurales et qu’il n’y avait qu’une commission mobile par arrondissement.

Il a expliqué que lorsqu’il y a quatre communautés rurales dans un arrondissement et que certaines communautés rurales sont plus vastes que la région de Thiès, il est impossible qu’une commission mobile couvre correctement l’ensemble de l’arrondissement.

« Nous avons demandé au ministre de faire respecter l’engagement qu’il avait pris au niveau de l’Assemblée nationale, lequel était sanctionné par un arrêté fixant le nombre de commissions », souligne M. DIENG. Il a ajouté que Me Ousmane NGOM a dit que cela était prévisionnel et indicatif.

Après des discussions, il a souligné que, finalement, d’ici à la fin du mois, il y aura une commission par communauté rurale et que tous les Sénégalais qui veulent s’inscrire au niveau du monde rural ou des villes pourront le faire avant la clôture des inscriptions.

Rassuré, le Premier secrétaire du Ps a dit qu’il attend que ces directives du ministre soient appliquées sur le terrain. « Nous veillerons à ce que tous les Sénégalais qui le désirent soient inscrits, pour qu’il n’y ait pas de discrimination du service public ». Sur les difficultés de fonctionnement de la CENA, M. DIENG a imputé cette faute au ministre de l’Intérieur parce qu’il appartient à l’État de donner les moyens. Selon lui, Me Ousmane NGOM s’engage pour que la CENA ait des moyens. Mieux, en tant que parlementaire, il dit qu’il est prêt à introduire une proposition de loi rectificative pour que la CENA ait des moyens supplémentaires.

Source : Le Soleil, éd. du mardi 14 mars 2006

URL : http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=8932 (consulté le 14 mars 2006)

MISE AU POINT ENTRE LE POUVOIR ET L’OPPOSITION

Par : Fatou Kiné Diop

Le Ministre de l’Intérieur, Me Ousmane NGOM s’est entretenu hier avec une délégation des partis de l’opposition. L’ordre du jour de la réunion a consisté à s’accorder sur l’établissement des commissions d’inscriptions sur les listes électorales.

Au sortir de la rencontre entre le Ministre l’Intérieur Me Ousmane NGOM et quelques membres du CPC, le porte-parole de la délégation M. Tanor DIENG a tenu à préciser que cela n’avait rien à voir avec leur rencontre prévue avec le Président Wade. Il a expliqué que durant les deux heures de temps passées avec le Ministre de l’Intérieur, on a plutôt débattu sur des questions relatives aux Commissions d’inscription sur les listes électorales. En effet, il était prévu, par arrêté du Ministre de l’Intérieur, cinq cents Commissions fixes et deux cents mobiles, soit une Commission par Arrondissement sur l’ensemble du territoire national. M. O.T. DIENG a souligné qu’ils ont constaté que, non seulement les Commissions fixes sont inexistantes dans les Arrondissements à l’intérieur du pays, mais que chaque Arrondissement ne compte qu’une Commission mobile. Son inquiétude est que ces Commissions ne puissent pas couvrir normalement et à temps les nombreux Arrondissements qui atteignent parfois la superficie d’une région. A en croire le porte parole de la délégation des partis membres du CPC, ils exigeront que tous les Sénégalais qui souhaitent s’inscrire sur les listes électorales puissent le faire dans les meilleures conditions pour garantir de bonnes élections. Survolant l’affaire de la Commission électorale nationale autonome (CENA), M. O. Tanor DIENG a précisé que le manque de moyens dont on parle ressort de la responsabilité de l’Etat.

En cela, Me Ousmane NGOM rappelle que la CENA est autonome et peut se procurer les opérateurs de saisie dont elle a besoin. Poursuivant, il dira qu’un budget de huit cents millions de nos francs ( 800 millions de FCFA) est dégagé par l’Etat et cinquante deux véhicules, dont une partie est déjà livrée et mise à la disposition de la Commission. C’est ainsi que M. le Ministre de l’Intérieur, Me Ousmane NGOM a demandé à tout un chacun d’y mettre du sien, à l’instar de l’Etat, pour que la CENA puisse mener à bien sa mission.

Concernant le processus électoral, Me Ousmane NGOM s’est dit satisfait de cette rencontre avec les responsables de l’Opposition, tout en expliquant que la réussite des inscriptions sur les listes électorales est aussi importante pour les partis de l’Opposition que pour l’Etat, pour pouvoir renforcer le travail sur le terrain, chaque communauté rurale aura sa Commission d’ici la fin du mois de Mars, en cela, cent cinquante cinq (155) nouvelles Commissions seront déployées selon Me NGOM. Sur cette même lancée une demande de prolongation du deadline des inscriptions sur les listes électorales sera faite au Président Wade afin que le maximum de Sénégalais puisse s’inscrire. Le Ministre de l’Intérieur, Me Ousmane NGOM s’est dit cependant satisfait des résultats enregistrés depuis le début des inscriptions. A l’en croire, deux millions six cent cinquante mille ( 2,650 millions) de Sénégalais sont inscrits par rapport à environ deux millions en 2000, alors que les inscriptions ne sont pas bouclées. Le Ministre de l’Intérieur a encore déclaré qu’il compte atteindre quatre millions de citoyens Sénégalais (4 millions) inscrits d’ici la fin des opérations dévolues aux différentes Commissions installées sur toute l’étendue du territoire national.

Abordant la question des Commissions à l’extérieur du pays, M. le Ministre de l’Intérieur, me Ousmane NGOM a précisé que dans la deuxième quinzaine du mois de Mars 2006, vingt équipes techniques (20) quitteront le Sénégal à destination de trente quatre (34) pays pour permettre aux Sénégalais de l’extérieur de pouvoir s’inscrire dans de bonnes conditions.

Source : Il Est Midi, éd. du Mardi 14 mars 2006

URL : http://www.ilestmidi.net/pages/politique.php (consulté le 14 mars 2006)

RENCONTRE MINISTRE DE L’INTERIEUR-PARTIS POLITIQUES

Interpellé, Me Ousmane NGOM se défausse sur la CENA

Par : Madior FALL avec Sud FM

Me Ousmane NGOM, ministre de l’Intérieur entouré de ses proches collaborateurs, ceux qui sont intéressés par le processus électoral notamment a rencontré hier, lundi 12 mars les partis de l’opposition sur leur demande. Ces derniers ont exigé de ses structures, le respect des engagements pris au niveau de l'Assemblée Nationale et sanctionné par un arrêté concernant le nombre de commissions d'inscriptions électorales. Me Ousmane NGOM, pour sa part, les a appelés, « à mettre la pression sur la Commission électorale autonome (CENA) pour qu'elle joue pleinement son rôle ».

A l'issue de la rencontre hier, lundi 12 mars, entre le ministre de l'Intérieur et des leaders de partis regroupés au sein du Cadre permanent de concertation (Ccp), du G10 et de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail, le porte-parole du jour, Ousmane Tanor, DIENG, Premier secrétaire du Parti socialiste (Ps) a souligné à la presse qu'il s'agissait de transmettre au principal concerné « les inquiétudes des citoyens concernant le processus électoral ». Selon le Premier secrétaire Ps, ce qui a été convenu c'est en effet, une commission fixe par communauté rurale, soit environs 500 sur l’étendue du territoire et une commission mobile par arrondissement, soit 200 commissions à travers le pays. Mais, s’est-il désolé en son nom et à celui de ses camarades de l’opposition, il a été constaté sur le terrain que les commissions fixes ont été supprimées au niveau des communautés rurales. Or, précise-t-il, « lorsqu'il y a trois ou quatre communautés rurales à l'intérieur d'un arrondissement et que certains sont plus vastes que la région de Thiès, c'est impossible qu'une seule commission mobile couvre correctement le travail ».

Le ministre de l'Intérieur a cherché à rassurer les partis présents à la rencontre à ce propos. Il a déclaré, qu'il y aurait une commission par communauté rurale, rapporte Ousmane Tanor DIENG qui a néanmoins, ajouté que ses camarades de l'opposition, « attendent de voir sur le terrain et nous reviendrons chaque fois que c'est nécessaire ». Se refusant ainsi de fournir un chèque en blanc au ministre et à son gouvernement. « Il faut », a-t-il indiqué en effet, « que les citoyens, du monde rural notamment, puissent s'inscrire afin d'éviter les discriminations à l'égard du bénéfice que les Sénégalais doivent avoir des services publics ».

En outre, a souligné Ousmane Tanor DIENG, « tant que tous les Sénégalais des villes comme du monde rural ne seront pas inscrits, le délai pour l'arrêt des inscriptions sur les listes ne sera pas fixé ».

Interrogé sur le manque de moyens de la Commission électorale nationale autonome (CENA), le porte-parole du jour a indiqué que la question a été aussi abordée au cours de la rencontre et cela relève de « la responsabilité du ministère de l'Intérieur ». Les partis politiques avaient même proposé qu'au niveau de l'Assemblée nationale, une loi rectificative des finances soit adoptée pour permettre à la CENA de travailler correctement, mais « le ministre de l'Intérieur s'est engagé à prendre les dispositions nécessaires », a fait remarquer Ousmane Tanor DIENG. Entouré de Abdoulaye Bathily (LD/MPT), et de membres du CPC et de leaders d'autres partis de l'opposition, Ousmane Tanor DIENG a tenu à souligner par ailleurs que la rencontre avec le ministre de l'Intérieur n'a rien à voir avec celle, prévue avec le Chef de l'Etat et qui sera confirmée ou non à l'issue d'une réunion, lundi après-midi.

« Les partis politiques doivent mettre la pression sur la CENA », déclare Ousmane NGOM'

Interpellé ainsi par les formations de l’opposition qui ont exigé le respect des engagements du gouvernement sur le processus électoral, notamment en mettant des commissions en nombre suffisant dans toutes les localités du pays, le ministre de l'Intérieur, Me Ousmane NGOM a semblé se défausser sur la CENA. Il a en effet, appelé, ces derniers « à mettre la pression sur la CENA pour qu'elle joue pleinement son rôle ». Selon Me Ousmane NGOM, qui s'adressait à la presse, peu après la rencontre dans son bureau de la Place Washington, « tout le monde doit y mettre du sien, c'est une co-responsabilité entre tous les acteurs du processus électoral mis en place ». Rappelant que la mise en place de la CENA, relève d'une loi consensuelle adoptée par le gouvernement avec l'ensemble des partis politiques, il a estimé qu'il faut faire « preuve de souplesse et de pragmatisme puisque c'est un système inédit et les gens doivent d'adapter en fonction des réalités du terrain et acceptent d'avancer ». Dans ce cadre, la CENA doit déployer tous ses contrôleurs, a-t-il ajouté. Sur la question du manque de moyens avancée par les membres de la CENA, l’organisateur des élections a souligné qu'en principe, le ministère de l'Intérieur n'a pas à mettre à la disposition de la commission des opérateurs de saisie, ni de véhicules pour son fonctionnement, du fait de son autonomie et de sa personnalité juridique. Pour lui, la CENA devrait recruter tout son personnel et mettre en place son équipement, mais ajoute-t-il a indiqué que « l'Etat est prêt à le faire par souci d'efficacité et de pragmatisme et ce même souci doit animer la commission pour qu'elle puisse accompagner le processus électoral». Ainsi, a-t-il révélé, un budget de 800 millions de Fcfa a été adopté et 52 véhicules commandés, dont une partie est déjà à la disposition de la CENA, le reste sera disponible dans les prochains jours.

Auparavant, selon le ministre, 34 véhicules avaient été réquisitionnés et mis à la disposition de la CENA pour les commissions établies dans les régions. Après avoir souligné que la rencontre avec les dirigeants a été « un moment d'échanges fructueux et positifs », il a estimé le nombre d'inscrits à 2,600 millions, soit le même chiffre que le fichier électoral de 2000 au moment des élections de l'époque. « Notre ambition est d'aller au-delà, notamment le redéploiement qui sera effectué au niveau des communautés rurales avec 255 nouvelles commissions électorales pour couvrir totalement le territoire et respecter l'égalité des citoyens devant le service public », a assuré le ministre.

Confirmant les dires du porte-parole des partis de l’opposition, il a indiqué que « si c'est nécessaire, le délai d'inscription sur les listes sera prorogé par le chef de l'Etat à travers un autre décret ». Fixées initialement au 28 février 2006, les inscriptions sur les listes électorales ont été prorogées jusqu'au 31 mai prochain. Interrogé sur le format retenu pour les inscriptions des Sénégalais de l'extérieur, Me NGOM a déclaré qu'elles vont démarrer dans la deuxième quinzaine du mois de mars avec un calendrier qui concerne 33 pays et 20 équipes techniques qui vont partir du Sénégal pour sillonner neuf axes jusqu'au mois de mai.

 Source : Sud Quotidien , éd. du Mardi 14 mars 2006

URL  : http://www.sudonline.sn/politique.php (consulté le 14 mars 2006)

RETARD DANS LES INSCRIPTIONS SUR LES LISTES ELECTORALES : Me NGOM ENGAGE LA RESPONSABILITE DE LA CLASSE POLITIQUE ET DE LA CENA

Par : Amadou DIOUF

 Le manque de moyens de la Commission électorale nationale autonome (CENA), dont l'effet pervers direct est le retard noté dans les inscriptions sur les listes électorales, notamment en milieu rural, ne relève pas seulement de la responsabilité du gouvernement. La classe politique, selon le ministre de l'Intérieur qui tient ces propos, y a un rôle. Itou pour la CENA elle-même qui, souligne Me Ousmane NGOM, a son budget et, qui plus est, est autonome.

Le manque de moyens de la Commission électorale nationale autonome (CENA), crié sur tous les toits par l'organe de contrôle et de supervision des élections, lui-même, n'est pas de la faute exclusive du gouvernement. La responsabilité, de l'avis du ministre de l'Intérieur, est plutôt partagée avec toute la classe politique. "Il s'agit d'une co-responsabilité", souligne Me Ousmane NGOM. Parce que, explique-t-il, "la loi sur la CENA est une loi consensuelle". Et d'ajouter pour préciser sa pensée : "Nous (gouvernement : Ndlr.) l'avons adoptée ensemble avec les partis politiques, avec toutes les contraintes que cela comporte". Sous ce rapport, le ministre de l'Intérieur invite "chacun à jouer son rôle". Y compris la CENA qui, selon Me Ousmane NGOM, a, elle aussi, sa part de responsabilité. " La CENA a une autonomie financière, elle a son budget et elle est autonome", argumente-t-il. "Que les partis fassent pression sur la CENA", a laissé entendre Me Ousmane NGOM.

C'est que, pour le ministre de l'Intérieur, on ne peut parler de manque de moyens de la CENA qui a reçu 800 millions de francs Cfa. La CENA, rappelons-le, a jugé insuffisante cette somme, le budget de l'organe de contrôle et de supervision des élections ayant été arrêté à 1,7 milliard de francs Cfa.

Le gouvernement cherche-t-il un bouc émissaire pour justifier les impairs notés dans le processus électoral ? Le chef de l'Etat avait, dans un décret, fait porter à la CENA la responsabilité du retard dans les inscriptions en monde rural. Ce retard, selon le rapport de présentation dudit décret, est le fait de "l'installation tardive des démembrements de la CENA". Des accusations rejetées par l'organe de contrôle et de supervision des élections qui, dans un communiqué, avait apporté un cinglant démenti au président de la République. Selon le président de la CENA, Moustapha Touré, sa structure a installé, depuis le 5 septembre 2005, l’ensemble de ses démembrements.

Par ailleurs, pour pouvoir se déplacer convenablement à l'intérieur du pays, la CENA avait demandé au gouvernement des véhicules. Elle se verra promettre 52 véhicules, lors du Conseil des ministres du jeudi 27 janvier 2006. Mais, pour le moment, elle n'en a reçu que dix. Après que le président de la CENA, Moustapha Touré, a tapé sur la table.

Source : Walfadjri, éd. du 14 Mars 2006

URL  : http://www.walf.sn/politique/suite.php?rub=2&id_art=27140 (consulté le 14 mars 2006)

OUSMANE NGOM: ''LES PARTIS POLITIQUES DOIVENT METTRE

LA PRESSION SUR LA CENA''


Dakar, 13 mars (APS) - Le ministre de l'Intérieur, Me Ousmane NGOM, a appelé, lundi à Dakar, les partis politiques ''à mettre la pression sur la Commission électorale autonome (CENA) pour qu'elle joue pleinement son rôle''.

Selon maître NGOM qui s'adressait à la presse, peu après une rencontre avec certains leaders de partis, dans son bureau de la Place Washington, ''tout le monde doit y mettre du sien, c'est une co-responsabilité entre tous les acteurs du processus électoral mis en place''.

Rappelant que la mise en place de la CENA relève d'une loi consensuelle adoptée par le gouvernement avec l'ensemble des partis politiques, il a estimé qu'il faut faire preuve de souplesse et de pragmatisme puisque c'est un système inédit et les gens doivent d'adapter en fonction des réalités du terrain et acceptent d'avancer''. Dans ce cadre, la CENA doit déployer tous ses contrôleurs, a-t-il ajouté.


Sur le manque de moyens avancé par les membres de la CENA, Ousmane NGOM a souligné qu'en principe le ministère de l'Intérieur n'a pas à mettre à la disposition de la commission des opérateurs de saisie, ni de véhicules pour son fonctionnement, du fait de son autonomie et de sa personnalité juridique.

Pour Me NGOM, la CENA devrait recruter tout son personnel et mettre en place son équipement, mais ajoute il a indiqué que ''l'Etat est prêt à le faire par souci d'efficacité et de pragmatisme et ce même souci doit animer la commission pour qu'elle puisse accompagner le processus électoral''.

Ainsi, a-t-il révélé, un budget de 800 millions a été adopté et 52 véhicules commandés, dont une partie est déjà à la disposition de la CENA, le reste sera disponible dans les prochains jours.

Auparavant, selon le ministre, 34 véhicules avaient été réquisitionnés et mis à la disposition de la CENA pour les commissions établies dans les régions.

Après avoir souligné que la rencontre avec les leaders a été ''un moment d'échanges fructueux et positifs'', il a estimé le nombre d'inscrits à 2,600 millions, soit le même chiffre que le fichier électoral de 2000 au moment des élections de l'époque.

''Notre ambition est d'aller au-delà, notamment le redéploiement qui sera effectué au niveau des communautés rurales avec 255 nouvelles commissions électorales pour couvrir totalement le territoire et respecter l'égalité des citoyens devant le service public'', a assuré le ministre.

Confirmant les dires du porte parole des partis politiques, il a indiqué que ''si c'est nécessaire, le délai d'inscription sur les listes sera prorogé par le chef de l'Etat à travers un autre décret''.

Fixées initialement au 28 février 2006, les inscriptions sur les listes électorales ont été prorogées jusqu'au 31 mai prochain.

Interrogé sur le format retenu pour les inscriptions des Sénégalais de l'extérieur, Me NGOM a déclaré qu'elles vont démarrer dans la deuxième quinzaine du mois de mars avec un calendrier qui concerne 33 pays et 20 équipes techniques qui vont partir du Sénégal pour sillonner neuf axes jusqu'au mois de mai.

 Source : URL : http://www.aps.sn/ (consulté le 14 mars 2006)

L'OPPOSITION VEUT LE RESPECT DES ENGAGEMENTS

SUR LE NOMBRE DES COMMISSIONS D'INSCRIPTIONS


Dakar, 13 mars (APS) - Les partis de l'opposition ont ''exigé'' du ministre de l'Intérieur le respect des engagements pris au niveau de l'Assemblée Nationale et sanctionné par un arrêté concernant le nombre de commissions d'inscriptions électorales.

A l'issue de l'audience accordée, lundi à Dakar, par le ministre de l'Intérieur à certains leaders de partis regroupés au sein du Cadre permanent de concertation (CPC), du G10 et des non-alignés, leur porte parole, Ousmane Tanor, DIENG a expliqué qu'il s'agissait de transmettre au principal concerné ''les inquiétudes des citoyens concernant le processus électoral''.

Pour le Premier secrétaire du Parti socialiste, ce qui a été convenu c'est en effet, une commission fixe par communauté rurale (500) et une commission mobile par arrondissement (200 commissions).

Mais, selon Ousmane Tanor DIENG, il a été constaté sur le terrain que les commissions fixes ont été supprimées au niveau des communautés rurales, or selon lui, ''lorsqu'il y a trois ou quatre communautés rurales à l'intérieur d'un arrondissement et que certains sont plus vastes que la région de Thiès, c'est impossible qu'une seule commission mobile couvre correctement le travail''.

Après les discussions, le ministre de l'Intérieur a rassuré les partis pour dire qu'il y aurait une commission par communauté rurale, a rapporté Ousmane Tanor DIENG qui a toutefois ajouté que les partis de l'opposition ''attendent de voir sur le terrain et nous reviendrons chaque fois que c'est nécessaire''.

''Il faut, a-t-il souligné, que les citoyens, du monde rural notamment, puissent s'inscrire afin d'éviter les discriminations à l'égard du bénéfice que les Sénégalais doivent avoir des services publics''.

En outre, a soutenu M. DIENG, ''tant que tous les Sénégalais des villes comme du monde rural ne seront pas inscrits, le délai pour l'arrêt des inscriptions sur les listes ne sera pas fixé''.

Interrogé sur ''le manque de moyens de la Commission électorale nationale autonome (CENA)'', le porte parole du jour a indiqué que la question a été aussi abordée au cours de la rencontre et cela relève de ''la responsabilité du ministère de l'Intérieur''.

Les partis politiques avaient même proposé qu'au niveau de l'Assemblée nationale, une loi rectificative des finances puisse être adoptée pour permettre à la CENA de travailler correctement, mais ''le ministre de l'Intérieur s'est engagé à prendre les dispositions nécessaires'', a indiqué Ousmane Tanor DIENG.

Entouré de Abdoulaye Bathily (LD/MPT), et de membres du CPC et de leaders d'autres partis de l'opposition, Ousmane Tanor DIENG a tenu à souligner que la rencontre avec le ministre de l'Intérieur n'a rien à voir avec celle prévue avec le Chef de l'Etat et qui sera confirmée ou non à l'issue d'une réunion, lundi après-midi.

Source : URL : http://www.aps.sn/ (consulté le 14 mars 2006)

 

Me OUSMANE NGOM, MINISTRE DE L’INTÉRIEUR : « Il y aura 255 nouvelles commissions d’inscription »

Par : ABDOULAYE THIAM

Me Ousmane NGOM, Ministre de l’Intérieur, qui recevait hier les partis politiques membres de l’opposition, a révélé la création de 255 nouvelles commissions d’inscription sur les listes électorales.

Comment expliquer cette rencontre avec les leaders de l’opposition ?

Je me réjouis de cette rencontre avec les responsables de l’opposition. Elle entre dans le cadre du dialogue politique permanent qui doit exister entre le gouvernement et, au-delà du gouvernement, entre le chef de l’État et les partis politiques. Nous avons ainsi fait le point sur l’avancement du processus électoral et déterminé les contraintes et difficultés qu’on rencontre sur le terrain. Les échanges ont été très positifs et très fructueux. Comme l’a confirmé Ousmane Tanor DIENG, toutes les communautés rurales seront couvertes pour rapprocher le plus possible les commissions des citoyens qui veulent s’inscrire.

Il y aura 155 nouvelles commissions cette semaine, et 100 autres la semaine suivante. Nous avons décidé d’inscrire le maximum pour respecter l’égalité des chances à tous les citoyens d’ici et de l’extérieur. Si c’est nécessaire, nous allons proroger la période des inscriptions en proposant un décret au président de la République. Il faut dire que le fichier a atteint un record déjà avec 2.600.000 inscrits contre 2.618.000 en 2000-2001.

Il ne faut pas oublier qu’il y avait un important stock de personnes décédées. C’est l’opposition qui avait demandé l’arbitrage du chef de l’État qui a mis les compteurs à zéro, d’où l’annulation du fichier pour plus de fiabilité. Notre ambition est d’aller au-delà du chiffre actuel avec une grande mobilisation sur le terrain pour inscrire 3 à 4 millions de Sénégalais.

La CENA réclame des moyens. Que faites-vous pour la soutenir ?

Pour la CENA, le président de la République a offert 52 véhicules avec un premier lot déjà remis. Il faut comprendre que même pour un particulier, il y a des dispositions à prendre avant tout achat de véhicule. L’administration a ses modes de fonctionnement. Notre ministère a réquisitionné et mis à la disposition de la CENA 34 véhicules pour permettre aux contrôleurs de la CENA de faire leur travail à l’intérieur du pays. Chacun doit jouer son rôle, car il ne faut pas l’oublier, la CENA est une commission autonome et doit chercher ses moyens et recruter son personnel.

 À quand les inscriptions des Sénégalais de l’extérieur ?

Dès la deuxième quinzaine de mars, les inscriptions vont débuter à l’extérieur. Nous avons établi un calendrier pour 33 pays avec 20 équipes techniques qui vont sillonner neuf axes.

Source : Le Soleil, éd. du mardi 14 mars 2006

URL : http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=8932 (consulté le 14 mars 2006)

OUSMANE NGOM (MINISTRE DE L'INTERIEUR) : "155 NOUVELLES COMMISSIONS SERONT DEPLOYEES

Par : Yahya MASSALY


"Nous avons décidé de déployer, sur l'ensemble du territoire, 155 nouvelles commissions", a déclaré, hier, le ministre de l'Intérieur, au sortir de la rencontre avec les leaders du CPC, du G10 et de la LD/MPT dans les locaux de son ministère. Cette décision, selon Me Ousmane NGOM, traduit l'ambition de son département de "couvrir totalement l'ensemble des communautés rurales et de rapprocher le plus possible les commissions des citoyens". A en croire Me Ousmane NGOM, une partie de ses commissions, à savoir cinquante-cinq, va être déployée dès cette semaine et les cent autres nouvelles commissions le seront à partir de la semaine prochaine "pour couvrir toutes les communautés rurales".

Il s'y ajoute, poursuit le ministre de l'Intérieur, "que nous avons décidé que, pour donner le maximum de chance à tous les compatriotes qui souhaitent s'inscrire et en même temps respecter le principe de l'égalité des citoyens devant le service public, nous allons demander si c'est nécessaire au président de la République de proroger la période d'inscription".

Source : Walfadjri, éd. du 14 Mars 2006

URL  : http://www.walf.sn/politique/suite.php?rub=2&id_art=27139 (consulté le 14 mars 2006)

COMMISSION D'INSCRIPTION EN MILIEU RURAL :

L'OPPOSITION PRUDENTE FACE AUX PROMESSES D'OUSMANE NGOM

Par : Yakhya MASSALY

Les partis d'opposition membres du groupe Cpc-G10-LD/MPT n'ont pu récolter que des promesses de la part du ministre de l'Intérieur à propos des inscriptions sur les listes électorales en monde rural, lesquelles accusent du retard. Au sortir d'une rencontre, hier, avec Me Ousmane NGOM, ils se sont dits néanmoins satisfaits, mais restent prudents.

Les leaders des partis regroupés dans le CPC, le G10 et la LD/MPT sont sortis satisfaits de leur rencontre, hier, avec le ministre de l'Intérieur sur le fonctionnement des commissions (fixes et mobiles) d'inscription sur les listes électorales dans le monde rural. Les promesses de Me Ousmane NGOM sont passées par là. En effet, au sortir de cette rencontre, le premier secrétaire du Ps a déclaré, au nom de ses alliés de l'opposition, que "le ministre a dit que d'ici à la fin du mois de mars, il y aura une commission par communauté rurale et que tous les Sénégalais qui le veulent, peuvent s'inscrire aussi bien au niveau du monde rural que dans les villes".

Néanmoins, les alliés se veulent prudents face aux engagements pris par le ministre de l'Intérieur de respecter sa décision "qui consiste à installer, comme convenu, une commission fixe par communauté rurale et une commission mobile par arrondissement" pour assurer les inscriptions sur les listes électorales dans le monde rural. "Nous attendrons de voir sur le terrain comment cet engagement pris par le ministre de l'Intérieur sera mis en œuvre", a laissé entendre Ousmane Tanor DIENG.

Les alliés de l'opposition préviennent, en outre, Me Ousmane NGOM qu'ils reviendront le voir à chaque fois que de besoin pour que tous les Sénégalais, notamment ceux du monde rural, qui souhaitent s'inscrire, le fassent "sans discrimination à l'égard des services publics.

Dans la foulée, Ousmane Tanor DIENG a indiqué que le ministre de l'Intérieur, Ousmane NGOM, s'est engagé à prendre les dispositions nécessaires pour mettre la Commission électorale nationale autonome (CENA) dans des conditions idoines de travail, en la dotant des moyens dont elle a besoin. Le premier secrétaire du Ps de révéler que les partis regroupés dans le CPC, le G10 et la LD/MPT allaient faire une proposition à l'Assemblée nationale dans le sens de faire adopter une loi rectificative de finance afin de permettre à la CENA d'accomplir correctement sa mission de contrôle et de régulation des élections.

Source : Walfadjri, éd. du 14 Mars 2006

URL  : http://www.walf.sn/politique/suite.php?rub=2&id_art=27138 (consulté le 14 mars 2006)

L’OPPOSITION ATTEND QUE LES DIRECTIVES SOIENT APPLIQUEES

SUR LE TERRAIN

Par : ABDOULAYE THIAM

Les leaders de l’opposition ont été longuement reçus hier par Me Ousmane NGOM, ministre de l’Intérieur. Au sortir de cette audience, ils se sont dits rassurés par les propositions de Me NGOM. Ils attendent maintenant que les directives du ministre soient appliquées sur le terrain.

Le porte-parole du jour, Ousmane Tanor DIENG a expliqué le but de cette rencontre. Selon le Premier secrétaire du Parti socialiste, cette rencontre avec le ministre de l’Intérieur entre dans le cadre de la recherche de solutions pour faciliter l’inscription des Sénégalais du monde rural sur les listes électorales.

« Le ministre avait annoncé qu’il y aurait une commission fixe par communauté rurale et une commission mobile par arrondissement, ce qui ferait, sur l’ensemble du Sénégal, 500 commissions fixes et 200 mobiles », a dit Ousmane Tanor DIENG. Il a poursuivi qu’il a été constaté que les commissions fixes ont été supprimées au niveau des communautés rurales et qu’il n’y avait qu’une commission mobile par arrondissement.

Il a expliqué que lorsqu’il y a quatre communautés rurales dans un arrondissement et que certaines communautés rurales sont plus vastes que la région de Thiès, il est impossible qu’une commission mobile couvre correctement l’ensemble de l’arrondissement.

« Nous avons demandé au ministre de faire respecter l’engagement qu’il avait pris au niveau de l’Assemblée nationale, lequel était sanctionné par un arrêté fixant le nombre de commissions », souligne M. DIENG. Il a ajouté que Me Ousmane NGOM a dit que cela était prévisionnel et indicatif.

Après des discussions, il a souligné que, finalement, d’ici à la fin du mois, il y aura une commission par communauté rurale et que tous les Sénégalais qui veulent s’inscrire au niveau du monde rural ou des villes pourront le faire avant la clôture des inscriptions.

Rassuré, le Premier secrétaire du Ps a dit qu’il attend que ces directives du ministre soient appliquées sur le terrain. « Nous veillerons à ce que tous les Sénégalais qui le désirent soient inscrits, pour qu’il n’y ait pas de discrimination du service public ». Sur les difficultés de fonctionnement de la CENA, M. DIENG a imputé cette faute au ministre de l’Intérieur parce qu’il appartient à l’État de donner les moyens. Selon lui, Me Ousmane NGOM s’engage pour que la CENA ait des moyens. Mieux, en tant que parlementaire, il dit qu’il est prêt à introduire une proposition de loi rectificative pour que la CENA ait des moyens supplémentaires.

Source : Le Soleil, éd. du mardi 14 mars 2006

URL : http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=8932 (consulté le 14 mars 2006)

 

 

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