Cafouillage en vue dans le processus électoral :
La CPA s'inquiète et tire la sonnette d'alarme
Rien dans le processus devant mener aux élections présidentielle et législatives ne rassure la Coalition populaire pour l'alternative (CPA). D'autant qu'elle estime que ce processus est bloqué et a essayé hier d'en situer les responsabilités lors d'une conférence publique organisée hier au centre culturel Daniel Brottier.
Le processus électoral en cours continue d'inquiéter les partis de l'opposition réunis dans la Coalition populaire pour l'alternative (CPA). Et ils l'ont encore manifesté hier, lors d'une conférence publique qu'ils ont organisée au Centre culturel Daniel Brottier sur le thème : ‘Les blocages du processus électoral. Qui est responsable ?’. Selon Ousmane Badiane, conférencier du jour, malgré les assurances du pouvoir, la situation est loin de rassurer les acteurs politiques.
Leur première inquiétude provient du respect de la date retenue officiellement pour l'organisation du scrutin. A la CPA, on aime à rappeler que ce n'est pas la première fois qu'on avance des dates et des choses sans pour autant les respecter. Et Ousmane Badiane estime que c'est parce que le président de la République a été acculé, qu'ils ont annoncé les élections législatives et présidentielle pour le 25 février 2007. Mais ils ne peuvent pas prendre cela pour argent comptant. ‘Parce que, d'abord, le 31 décembre 2004, puis le 3 avril 2005, le président de la République avait bien déclaré qu'il allait respecter le calendrier républicain des élections. Cela ne l'a pas empêché de revenir une semaine après sur sa décision pour décider du couplage des élections présidentielle et législatives’ et de la prolongation du mandat des députés. De sorte qu'avec ce jeu de ‘yoyo’ du pouvoir, fixer une date est une chose, tenir des élections à date due en est une autre. D'où leur inquiétude par rapport à ce processus, malgré les assurances du ministère de l'Intérieur.
Pour le délai des inscriptions, rien n'est encore rassurant, selon M. Badiane. ‘Ils avaient dit que tout citoyen qui s'inscrit, recevra sa carte 72 heures plus tard, mais, aujourd'hui, des milliers de Sénégalais se sont inscrits et courent derrière les commissions pour recevoir leurs cartes d'électeur. D'autant que, rappelle Ousmane Badiane, il n'était pas prévu de commissions de distribution des cartes dans le dispositif. De sorte que des milliers de cartes circulent à gauche et à droite sans pour autant que les électeurs ne puissent entrer en possession de ces cartes. ‘Et cela est grave. D'autant plus que le processus électoral arrivera bientôt au terme. Et, si on n'a pas sa carte, on ne peut pas voter et les partis ne peuvent pas dresser les listes des candidats, encore moins désigner leurs représentants dans les bureaux, a fait savoir le conférencier.
Pour ce qui des conditions d'inscription, M. Badiane souligne qu'ils ont des doutes sur le système qui veut que l'on puisse s'inscrire à partir de n'importe quel coin du pays. ‘Ce n'est pas très clair et ne participe pas à la lisibilité du scrutin’, dira Serigne Mbaye Thiam, modérateur de la conférence. Pour lui, ceci est une remise en cause de la notion de circonscription électorale. Et de ce fait, les partis auront beaucoup de difficultés pour dresser leurs listes dans les différentes localités pour les élections législatives. ‘Ce sera très difficile d'autant que nous sommes en phase de refonte totale du fichier électoral’, prévient-il. Pour tout dire, il clame que la façon dont le processus électoral se déroule présentement, est un scandale. Parce que c'est de façon délibérée que le pouvoir essaye de limiter le corps électoral. Beaucoup plus grave, selon Serigne Mbaye Thiam, le pouvoir demande de distinguer ce qu'il appelle les demandes d'inscriptions des inscriptions proprement dites. Autrement dit, personne ne peut donner de façon exacte le nombre de Sénégalais inscrits. Si c'est simplement des demandes, des intentions ou mêmes des souhaits, c'est vraiment grave, très grave même, a trouvé M. Thiam.
Revenant à la charge, Ousmane Badiane, déclarera que tout ça est dû à l'absence d'un dialogue politique sérieux. Le pouvoir fait tout dans la précipitation, soutient-il. Par ailleurs, il faut qu'il y ait la publication provisoire des listes électorales. Parce que, selon lui, tant qu'il n'y a pas cette publication provisoire qui est capitale, les Sénégalais ne peuvent pas savoir s'ils vont voter ou non.
Mamanding Nicolas SONKO
Source : http://www.walf.sn/politique/suite.php?rub=2&id_art=28931
PROCESSUS ELECTORAL - Inscriptions, blocages dans la distribution de cartes : La CPA prédit un hold-up électoral
La Coalition populaire pour l’alternative (CPA) a dénoncé un blocage dans la distribution des nouvelles cartes d’électeurs. C’est pour ensuite s’en ouvrir à la Société civile, qui a pour rôle aussi de veiller à la clarté et à la transparence du processus électoral.
Ousmane Badiane, chargé des questions électorales à la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (LD/MPT), et animateur, hier, d’une conférence publique sur «le blocage du processus électoral : qui est responsable ?», a mis les blocages sur le compte de l’absence de commissions de distribution des cartes. Et les membres de la CPA en font une «inquiétude» parmi d’autres d’ailleurs qu’ils ont tenues à exposer, hier, au Centre Daniel Brottier, devant la Société civile. Ces angoisses de l’opposition tiennent de plusieurs facteurs, selon les explications de M. Badiane. Il s’agit, entre autres, des conditions d’inscriptions qui ont eu comme conséquence la lenteur notée dans ces inscriptions dont la solution pourrait être leur prolongement au-delà des délais légaux. Ce qui risque d’interférer sur les autres étapes de ce processus, comme la phase de la publication des listes provisoires et le règlement de certains contentieux. Dans ces conditions, le conférencier prédit alors un «hold-up électoral». Dans le même lot des «complaintes», M. Badiane avance également l’absence de fiabilité du fichier électoral et un corps d’électeurs limité de façon délibérée par les autorités.
Pour sortir de cette impasse, le chargé des élections à la LD a appelé à un «dialogue» entre les partenaires dans ce processus, en convoquant, comme exemples, le Code consensuel de 1992, l’Observatoire national des élections (ONEL) mis sur pied en 1998 ; autant de facteurs qui constituent l’aboutissement d’une «concertation» entre les différents acteurs de la scène politique à l’époque.
Ousmane Ibrahima DIA -
Source : http://www.lequotidien.sn/articles/article.CFM?article_id=35324
CONFERENCE PUBLIQUE DE LA CPA
L'opposition crie au blocage du processus électoral
L'opposition regroupée dans la Coalition populaire pour l’alternative (CPA) a tenu hier, jeudi 25 mai, une conférence publique à Dakar sur le thème : les blocages du processus électoral:qui est responsable? Cette conférence à laquelle ont assisté des leaders de cette coalition, des représentants d'organisations de la société civile et de nombreux militants a été introduite par Monsieur Ousmane Badiane de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (LD/MPT).
Au moment où le président Wade s'apprêtait à descendre à l'aéroport Léopold Sédar Senghor de retour de Paris, les responsables et militants de l'opposition eux, s'étaient donné rendez vous au centre Daniel Brottier pour une conférence publique axée sur le thème :les blocages du processus électoral qui est responsable. Organisée par les plénipotentiaires de la CPA, elle a été introduite par Ousmane Badiane un des leurs , qui avait à ses cotés Serigne Mbaye Thiam du Parti socialiste et Bouna Mouhammed Seck de l'Alliance des forces de progrès (Afp). D'emblée le conférencier a laissé entendre que « le Sénégal, après son alternance,s'achemine chaque jour vers le contentieux électoral le plus lourd de son histoire politique ». Pour étayer son argumentaire Ousmane Badiane avance deux hypothèses dont la première est « soit le gouvernement ne veut pas organiser d'élections, même si une date est annoncée , soit il organise des élections et celles ci ne seront point transparentes ». Le « jallarbiste » de poursuivre dans sa lancée : « Malgré les garanties données lors de ses deux adresses solennelles à la nation le 31decembre et 4 avril portant sur l'organisation des élections aux dates fixées dans la Constitution, il a fini par reporter. Même pour la fixation de la date des élections, il a fallu une forte pression de l'opinion publique nationale et internationale pour qu'il cède enfin ». Procédant par la suite à un rappel historique des différentes élections tenues dans notre pays depuis l'époque coloniale plus précisément en 1871, il a déclaré que « jamais argument aussi fallacieux que celui avancé par Me Wade n'a été le prétexte pour reporter des élections surtout présidentielles dans ce Sénégal ». Abordant la question du fichier électoral le conférencier a fait cas des craintes de l'opposition, très tôt exprimées en l'endroit du pouvoir et des techniciens du ministère de l'Intérieur en ce qui concerne notamment la nouvelle technologie des cartes numérisées, mais aussi et surtout les délais très réduits pour disposer de ces cartes, sans oublier les 80.000 cartes par jour avancées, ce qui donnerait trois millions d'électeurs en six mois. Selon lui, des pays comme « la Tunisie ou le processus a pris quatre ans de test et d'expérimentation, au Burkina Faso cinq ans et en Grande Bretagne ou le débat est encore au parlement et l’on parle de 2009 pour son application ». Il a pris l'opinion à témoin :« le monde rural de même que nos compatriotes expatriés sont pratiquement exclus des inscriptions ,la phase cruciale des contentieux avec la publication provisoire des listes est voie de suppression ,les commissions de distribution des cartes vont disparaître et il y a là une volonté manifeste de rétention des cartes des militants de l'opposition ,le dénuement presque total dans lequel se trouve la CENA et les commissions dans l'intérieur du pays sont victimes de ruptures fréquentes de fiches et des délestages de la SENELEC », dira-t-il.
Il est à signaler que les organisations de la société civile ont pris part à la conférence notamment la RADHO ,l'ONDH ,CADDU et des personnages comme Mme Penda Mbow ,EL Hadji Mbodji, Birame Ndéck Ndiaye ,Pape Diouf maire de Bambey et du côté des leaders politiques, Ousmane Tanor Dieng ,Abdourahime Agne ,Massene Niang et Maguette Thiam étaient présents.
Bara GAYE
Source : http://www.sudonline.sn/politique3.php
La CPA sur les blocages du processus électoral
"Le Sénégal, vers le plus grave contentieux électoral"
Avec l'arrivée au pouvoir du Pds et des alliés en mars de l'année 2000, un espoir grandissant avait envahi l'ensemble des forces vives du Sénégal. Le geste de gentleman accompli par le perdant Abdou Diouf devant son adversaire et actuel chef de l'Etat, il est évident que le Sénégal avait fini d'entrer dans la cour des grandes nations démocratiques. Les progrès effectués sur le processus électoral pendant plusieurs années de lutte, ont montré l'attachement des politiques et des citoyens sénégalais dans la conservation des valeurs républicaines. Le Sénégal, de l'avis de Ousmane Badiane de la CPA , conférencier sur le thème : les blocages du processus électoral, qui en est responsable, "dévoile le suspect jeu dont Me Wade a les secrets".
C'est à cet effet qu'il dira que "la préoccupation première des politiciens, de la société civile et des populations est de savoir si les élections se dérouleront comme prévues en 2007". Le 19 mars 2000, qui a marqué un tournant décisif dans l'histoire politique du Sénégal, est selon Ousmane Badiane, un grand pas en avant. Mais seulement, la démarche du pouvoir, montre un réel désir de brouiller les électeurs sénégalais", poursuit-il. En effet, après la décision du pouvoir de Me Wade de révolutionner les méthodes de vote par l'introduction de la carte numérisée, le membre de la CPA ajoutera que "le Sénégal va vers le grave contentieux politique de son histoire". La date du 25 février, retenue pour les élections, poussera encore le conférencier à dire que "l'Etat, fait le jeu de la non transparence". C'est dire, suivant les propos de Ousmane Badiane, que le gouvernement est responsable du blocage du processus électoral. Au vu des nombreux problèmes que les Sénégalais rencontrent pour retirer la nouvelle carte numérisée, le conduiront à se demander "si réellement des élections auront lieu". Les élections législatives qui se sont toujours tenues suivant le calendrier républicain depuis 1871, connaissent aujourd'hui les plus grandes difficultés sous le régime de l'Alternance. En conséquence, Wade devrait prendre toutes les dispositions pour éviter notre pays d'un chaos politique tonne-t-il. L'Etat qui a injecté prés de 22 milliards pour la refonte du fichier électoral, ne s'est pas accompagné par des moyes de haute facture pour résoudre le problème des cartes numérisées et leur fiabilité. Ousmane Badiane, dans sa lancée, poursuivra pour déclarer que "plusieurs erreurs peuvent accompagner la confection des cartes, si bien sûr cartes il y'aura pour tous les Sénégalais inscrits sur les listes électorales". Ce qui est souci pour les politiques l'est aussi pour le monde paysan. La mauvaise campagne agricole, qui s'est accompagnée par un mécontentement du monde rural, est selon toujours Ousmane badiane, l'une des raisons principales qui pousse l'Etat à faire voter les militaires. En effet, par peur de vote sanction, le pouvoir ne prend pas en compte une installation de commissions d'inscriptions dans l'intérieur du pays. Chaque commission locale ayant une dimension nationale, l'on se demande, dira-t-il, ou se trouve les cartes et qui a les cartes"? Aucun parti politique ne dispose de la nouvelle carte numérisée, et tout le monde est ne mesure d'affirmer avec objectivité que le dispositif est loin d'être fiable. 70 % de la population risque de ne pas voter aux prochaines élections, entre autres raisons du vote des militaires" clame Ousmane Badiane. La mobilité des commissions posant des difficultés majeures, les élections risquant de ne pas avoir lieu ou bien dans la non transparence, le pousseront à conclure pour dire que " la CENA n'aucun moyen, les médias d'Etat accaparés et Wade se doit de réagir" pour éviter le pays d'un bouleversement politique nuisant".
Abdoulaye Mbow
Source: http://www.loffice.sn/act_3.php
“ BLOCAGES ” DU PROCESSUS ÉLECTORAL : L’opposition indexe le pouvoir
En conférence publique hier sur le processus électoral, la Coalition populaire pour l’alternative a tenu le pouvoir pour responsable des manquements pouvant, aux yeux de ses responsables, “ entraver une bonne organisation des prochaines élections ”.
La Coalition populaire pour l’alternative (CPA) a organisé, hier, une conférence publique sur le thème : “ Les blocages du processus électoral : qui est responsable ?. Elle a été animée par Ousmane Badiane, chargé des élections de la Ligue démocratique mouvement pour le parti du travail (LD/MPT) en présence des leaders des partis composants la CPA, de la société civile et de plusieurs autres personnalités.
Dans son message de bienvenue, Serigne Mbaye Thiam du Parti socialiste a souligné l’importance du thème retenu parce que celui-ci, est pour lui, d’actualité et préoccupe les Sénégalais. M. Thiam s’est tout d’abord posé la question de savoir si vraiment les élections auront lieu à date échue. Selon lui, beaucoup de paramètres lui permettent de penser cela.
Après avoir remercié les participants, Ousmane Badiane a revisité l’histoire électorale du Sénégal de 1848 (date des premières élections organisées au Sénégal) à nos jours. Il a noté qu’en 2000, “ on pensait que c’était la fin des contestations post-électorales. Mais, rien de cela ne s’est produit. Selon lui, ou bien le gouvernement ne veut pas organiser des élections à la date retenue ou ne veut pas que le scrutin se déroule dans la transparence.
M. Badiane a aussi laissé entendre qu’il a fallu une forte pression pour que la date du 25 février 2007 soit retenue. Après, a-t-il dit, c’est “ le doute que le président de la République installe dans l’esprit des acteurs politiques pour un couplage ou un non couplage de ces élections. Et viennent après les problèmes liés aux nouvelles cartes d’identité et d’électeur numérisées avec la refonte totale du fichier électoral ”.
M. Badiane souligne que de “ nombreuses failles et incertitudes planent sur la fiabilité du nouveau système électoral ”. “ Au regard des nombreuses failles pour non respect du calendrier électoral, on peut donc dire que le débat est faussé au départ et que la CPA se devait de trouver une solution pour contrer un éventuel forcing du pouvoir ”, a lancé Ousmane Badiane.
Des intervenants ont déploré la situation politique qui est floue à leurs yeux. Selon eux, cela “ peut engendrer des dégâts voire des conflits qu’il faut éviter à tout prix ”. Tout comme le vote des militaires, le non-respect des délais de réception des cartes d’électeur, le retard dans les inscriptions dans les zones rurales et à l’étranger sont autant de facteurs bloquants qui ne peuvent pas garantir une bonne organisation des prochaines élections, ont-ils dit.
Les représentants de la RADDHO et des autres organisations de la société civile ont invité les acteurs politiques à une concertation plus poussée et plus large pour trouver une solution meilleure. Les leaders de partis présents ont exprimé des doutes sur l’amélioration du système démocratique sénégalais. Ils émettent aussi des réserves sur la neutralité du ministre de l’Intérieur. Ils soulignent, par ailleurs, que “ le blocage du travail de la CENA ne favorise pas une élection claire et transparente ”.
PAPE SANOR DRAMÉ
Source: http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=11838